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Le bloquiste Desnoyers frappé de plein fouet

Photo Pierre Latour

Le bloquiste Desnoyers frappé de plein fouet

Dans Rivière-des-Mille-Îles

C’est toute une raclée qu’a prise le Bloc québécois aux élections fédérales de lundi dernier, arrivant bon dernier des quatre grands partis fédéraux qui se faisaient la lutte au cours de cette élection, et la circonscription de Rivière-des-Mille-Îles n’y a pas échappé.

Le député sortant Luc Desnoyers, qui était en poste depuis octobre 2008, fort d’une victoire où il avait obtenu 23 216 voix, laisse maintenant sa place au profit de la candidate néo-démocrate Laurin Liu, qui a reçu l’appui de plus de 25 600 électeurs le 2 mai dernier.

Quatre années difficiles

 «Nous avons fait face à un raz-de-marée, c’était bien plus qu’une vague», a déclaré le candidat bloquiste devant une quarantaine de militants, la mort dans l’âme, dans son local électoral de la rue Lapointe, à Saint-Eustache. «Il n’y aura plus de voix forte pour le Québec à Ottawa», a ajouté M. Desnoyers qui s’explique mal une telle défaite, d’autant plus qu’il considère la circonscription comme un terreau souverainiste fertile.

Concernant par ailleurs l’élection d’un gouvernement conservateur majoritaire à Ottawa, une première depuis 1988, Luc Desnoyers a affirmé qu’il s’agirait de «quatre années difficiles pour les travailleurs et la démocratie». Le candidat défait a donné comme exemple certaines positions du gouvernement Harper qui sont controversées au Québec, comme la question de l’abolition du registre des armes à feu. «Il s’agit d’un projet ayant obtenu l’appui de certains néo-démocrates», a indiqué M. Desnoyers.

La voix du changement

«Les Québécoises et les Québécois ont fait le choix du changement, et du changement, ils vont en avoir!», a-t-il poursuivi, soutenant toutefois qu’il acceptait le verdict démocratique ainsi rendu. Le candidat sortant affirme cependant que la vague néo-démocrate qui a déferlé sur le Québec au cours des derniers jours et des dernières semaines ne sonne pas le glas du Bloc québécois. «Il faut penser au facteur ADQ, (Action démocratique du Québec), un an et demi après, on n’en parlait plus», dit-il, s’estimant «convaincu que le Nouveau parti démocratique ne livrera pas».

Plus tard en entrevue, Luc Desnoyers a dit que la nouvelle députée devra faire sentir sa présence dans le comté: «Va falloir qu’elle commence à défendre le comté, a-t-il dit. Elle a du pain sur la planche. Je suis convaincu que les Québécois ne pensaient pas donner une majorité aux conservateurs.»

Du temps pour reconstruire le Bloc

Luc Desnoyers dit qu’il ne mettra pas la circonscription de Rivière-des-Mille-Îles de côté: «On va me revoir, c’est sûr, a-t-il dit avec conviction. Rivière des-Mille-Îles m’a adopté», a-t-il déclaré, faisant référence au fait qu’il a succédé au bloquiste Gilles A. Perron, lequel a été député à Ottawa jusqu’à l’élection de 2008. «Les gens de Rivière-des-Mille-Îles ont été généreux avec moi, et ça, je ne pourrai jamais l’oublier. Et le Bloc va revenir, parce qu’il représente les valeurs du Québec, mais il faut nous donner le temps de nous reconstruire.»

Après qu’il eut effectué les remerciements d’usage pour son équipe de campagne et les membres de son bureau de comté, d’autres partisans du Bloc québécois ont voulu rappeler aux militants l’importance de se réunir derrière le Parti québécois.

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