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L’agrile du frêne est sous haute surveillance à Rosemère

L’agrile Du Frêne Est Sous Haute Surveillance à Rosemère

L’agrile Du Frêne Est Sous Haute Surveillance à Rosemère
L’agrile Du Frêne Est Sous Haute Surveillance à Rosemère

L’agrile du frêne est sous haute surveillance à Rosemère

Programme expérimental de lutte biologique

Une trentaine de pièges destinés à contaminer l’agrile qui s’attaque aux frênes ont récemment été installés à des endroits stratégiques de Rosemère qui devient ainsi la première municipalité de la Rive-Nord à participer à un programme expérimental de lutte biologique contre cet insecte dévastateur.

C’est la firme trifluvienne GDG Environnement, déjà bien active dans le contrôle biologique des insectes piqueurs, qui a mis en place ce programme qui consiste à placer des pièges entonnoirs aux sommets de frênes. Ces pièges, constitués d’un dispositif d’autodissémination, attirent l’agrile mâle et l’obligent à traverser une chambre contaminée dans laquelle se trouve un champignon parasite qui le tue. Les pièges ne représentent aucun danger pour les autres insectes.

«L’agrile nous est arrivé par bateau de la Mongolie en 2002. On soupçonne qu’il est arrivé ici par des palettes de bois et s’est d’abord répandu dans l’environnement dans le coin de Windsor en Ontario. Il n’a pas d’ennemis naturels au Québec. Rien ne l’arrête! Ce que nous faisons, c’est donc d’introduire cet ennemi naturel» , a expliqué Réjean Bergevin de GDG Environnement.

Le TreeAzin est le nom de l’insecticide biologique à faible impact qui est utilisé pour enrayer la propagation de l’agrile. Le champignon parasite, lui, a pour objectif de réduire le problème à la source.

«Quand on traite des larves avec du TreeAzin, d’ajouter M. Bergevin, on traite les larves qui sont déjà dans les arbres. Avec le champignon, on essaie plutôt de réduire la ponte des femelles pour qu’il y ait le moins de larves possible. Cela aidera à ralentir l’épidémie et à la survie des arbres.»

L’agrile du frêne à Rosemère

C’est en 2014 que l’agrile du frêne est apparu à Rosemère. Depuis, on multiplie les efforts, du côté de la Ville, pour contrer sa propagation. C’est que la forêt urbaine publique de Rosemère compte quelque 1 800 frênes, situés pour la plupart dans les rues et les parcs. On en retrouve par ailleurs de 6 000 à 8 000 sur les propriétés privées, de là l’urgence d’agir.

La mairesse de Rosemère, Madeleine Leduc, est emballée par ce projet et a bien confiance que l’expérience menée par GDG Environnement ne sera pas vaine.

«Nous croyons à l’efficacité et la crédibilité de ce programme puisqu’il a été développé par des scientifiques de l’INRS (Institut national de la recherche scientifique) et par Ressources naturelles Canada» , a mentionné Mme Leduc pour qui la protection du patrimoine naturel demeure une priorité, a-t-elle insisté.

«En participant à ce projet, nous contribuons à l’avancement de la science dans la lutte contre l’agrile du frêne et nous augmentons nos chances de ralentir sa progression» , a indiqué Mme Leduc rappelant, en outre, qu’une politique de remplacement des frênes a été mise en place et que les citoyens qui se voient forcer d’abattre un frêne et qui en font la demande recevront un autre arbre gratuitement. On suggère même de planter cet arbre avant même que le frêne ne soit atteint.

Soulignons que l’expérience menée à Rosemère, et dans une dizaine d’autres municipalités du Québec, a pour but d’en arriver à faire homologuer le Fraxi-protect, un produit qui pourrait potentiellement être utilisé par monsieur et madame Tout-le-Monde pour lutter contre l’agrile du frêne. Avant d’être mis en vente, celui-ci devra d’abord être approuvé par le gouvernement du Canada.

 

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