- PUBLICITÉ -
inondation Sainte-Thérèse

Une citoyenne de la rue Blainville Ouest à Sainte-Thérèse s’inquiète de voir cette pile de débris devant chez elle. Elle craint que des enfants viennent y jouer et se blessent. Crédit photo Christian Asselin

La vie reprend tranquillement son cours à Sainte-Thérèse

Les propriétaires de certaines résidences situées dans le secteur des rues De Roussy, du Parc et De Rouen à Sainte-Thérèse ont pompé jusqu’à 5 pieds d’eau de leur sous-sol dans les jours qui ont suivi les inondations du 7 avril. Deux semaines plus tard, le stress des premiers jours s’est estompé.

C’est le cas pour Linda Colbourne, cette résidante de la rue De Roussy depuis 16 ans qui était absente au moment du sinistre, et qui avoue avoir eu tout un choc à son retour lorsqu’elle a constaté l’ampleur des dégâts. Heureusement, les pompiers de Sainte-Thérèse avaient pris le temps d’installer des pompes chez elle après avoir extirpé de la maison, au milieu de la nuit, la sœur handicapée de la propriétaire qui y logeait. Mais le mal était fait!

«J’ai eu besoin de trois conteneurs à vidanges pour tout sortir. Cela m’a coûté 1 230 $ de ma poche. Ç’a été très difficile! Là, je commence à dormir!» a indiqué Mme Colbourne qui, une fois ses objets et matériaux souillés retirés de sa résidence, n’était toutefois pas au bout de ses peines. Elle estime à 150 000 $ la valeur des dégâts.

«Mon solage a craqué et est à refaire au complet. Et pour le refaire, il faudra détruire mon garage! J’avais cinq pièces finies en bas. J’ai déjà eu des discussions avec la Ville à savoir par quelles étapes je devais passer et les dérogations spéciales dont j’aurai besoin. Les travaux devraient se faire en juin. Pour l’instant, à tous les jours, je fais huit heures de travail!»

Récolte des débris

Linda Colbourne est retraitée du milieu de la santé depuis quelques années et avait donc tout son temps pour faire le ménage après le passage de la rivière aux Chiens à travers sa maison. Mais ce n’est pas le cas de tous les sinistrés. Parlez-en à Marie-France Chouinard, travailleuse à temps plein, qui n’a pu profiter que de quelques moments de répit, depuis les fâcheux évènements, pour vider son sous-sol.

«J’en fais le plus possible moi-même pour sauver des sous, car mon assureur m’a dit que mes réclamations étaient déjà au-dessus de ma limite, mais je ne peux pas faire tout cela en une semaine!»

Ce que Mme Chouinard ne savait pas et qu’elle a appris lorsqu’elle a communiqué avec la Ville de Sainte-Thérèse, en début de semaine, c’est qu’elle avait droit à un délai d’une semaine pour mettre ses rebuts au chemin sans quoi elle devrait elle-même s’en débarrasser. La pile de planches de bois et de morceaux de planchers qui traînent devant chez elle depuis quelques jours y restera donc pour un bout si elle ne fait rien.

«J’ai mis mon plancher dans des boîtes. J’ai essayé de mettre cela propre, mais, comme chez certains de mes voisins, il y a des clous, du ciment, toutes sortes d’affaires sur lesquelles des enfants qui jouent pourraient se blesser.»

À la Ville de Sainte-Thérèse, on lui a suggéré d’aller porter cela elle-même au dépotoir. On lui offrait même un laissez-passer gratuit, mais pour Marie-France Chouinard, il n’en est pas question.

«Je ne rentrerai quand même pas tout ça dans ma Honda Civic! Pour tout le trouble que nous avons eu, il me semble que ce n’est pas trop demander à la Ville qu’elle vienne ramasser ça!» rage-t-elle.

La Ville réagit

Par le biais de sa porte-parole, Monique Delisle, la Ville de Sainte-Thérèse a indiqué avoir géré de façon «efficace» la période qui a suivi les inondations, effectuant notamment deux collectes spécifiques aux sinistrés qui n’avaient pas loué de conteneurs.

«Après vérifications, il y a deux résidants qui demandent que la Ville passe de nouveau ramasser leurs débris», a mentionné Mme Delisle avant d’ajouter que ces derniers peuvent aller porter eux-mêmes, et ce, gratuitement, leurs débris au centre de recyclage de la rue Blanchard ou encore attendre la prochaine collecte qui aura lieu le vendredi 12 mai.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top