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La SPCA milite toujours en faveur d’une interdiction

La Spca Milite Toujours En Faveur D’une Interdiction

La SPCA milite toujours en faveur d’une interdiction

Garde à l’attache permanente des chiens

La garde à l’attache permanente des chiens (ou enchaînement en permanence) est toujours au centre des préoccupations de la SPCA de Montréal, dont la campagne Coupons la chaîne, lancée en 2015, est toujours active au Québec, nous rappelle une citoyenne de Saint-Janvier (Mirabel), Suzanne Trottier, qui souhaite sensibiliser les autorités politiques à ce phénomène qui interpelle au plus haut point les amis des bêtes.

«Nous voulons sensibiliser le plus de gens possible» , exprime cette dernière tout en guidant la population vers la page [http://coupelachaine.ca] gérée par la SPCA de Montréal, où l’on trouve notamment une lettre à faire parvenir au ministre de l’Agriculture afin de lui demander d’interdire la garde à l’attache en permanence des chiens. Jusqu’ici, tout près de 35 000 personnes ont posé ce geste.

La vie au bout d’une chaîne

On maintient que cette pratique est cruelle et qu’elle nuit au bien-être physique et psychologique de l’animal, souvent laissé à lui-même par des froids extrêmes ou des chaleurs suffocantes, abandonné à son sort, privé d’exercice ou d’occasions de socialiser. On cite également des études démontrant qu’un chien attaché en permanence est plus susceptible de mordre, particulièrement les enfants.

On signale que les municipalités ont tout le loisir de légiférer sur la question et l’on va même jusqu’à fournir une «trousse d’outils» argumentaires (disponible en ligne) à quiconque voudrait tenter le coup auprès de son conseil municipal.

Sauf erreur, aucune municipalité de la région ne dispose d’un règlement interdisant la garde à l’attache en permanence. Un survol rapide des réglementations actuelles démontre qu’on légifère notamment sur le nombre de chiens permis par foyer, sur la longueur des laisses comme sur l’obligation de garder son animal dans un endroit fermé (chenil, terrain clôturé), faute de quoi il est obligatoire de l’attacher. «Si le chien a une niche et un bol d’eau, on considère que tout va bien» , suggère Mme Trottier, tout en relevant que, par les temps qui courent, ce bol contient bien souvent de l’eau gelée. Beaucoup de chiens, déplore la SPCA, passeront ainsi toute leur vie au bout d’une chaîne.

Une pratique interdite ici et là

Quoi qu’il en soit, on remarque que la SPCA n’est pas la seule instance à mener une telle campagne. En Autriche, en Allemagne et en Suisse, tout comme dans une vingtaine d’États américains, cette pratique est interdite. Au Canada, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ont aussi légiféré en ce sens.

Au Québec, on recense au moins sept municipalités (Hudson, Morin-Heights, Piedmont, Saint-Sauveur, Sainte-Agathe-des-Monts, Sainte-Lucie-des-Laurentides et Sherbrooke) qui ont décidé d’encadrer la garde à l’attache. Ainsi, dans le cas des six premières villes, il est interdit de garder un chien enchaîné à l’extérieur pour une période excédant trois heures. À Sherbrooke, on interdit qu’un chien soit enchaîné plus de 12 heures par période de 24 heures.

À la SPCA de Montréal, on aimerait bien voir ce genre d’initiative se multiplier. «Près du tiers des plaintes reçues à notre service d’inspection pour cruauté envers les animaux concerne des chiens enchaînés» , mentionne Me Sophie Gaillard, avocate et coordonnatrice de la campagne, dans un communiqué relayé par le service des communications de l’organisme. «Nous savons que les chiens, qui sont des animaux sociaux, souffrent profondément de passer leur vie au bout d’une chaîne, mais malheureusement, poursuit-elle, jusqu’à ce que le gouvernement interdise cette pratique, nous demeurons impuissants face à leur souffrance.»

 

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