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La Place Rosemère tenue en haleine pendant de nombreuses minutes

Les armes policières pointées vers les quatre coins cardinaux, les policiers pénètrent dans le mail et avancent vers un homme hystérique muni d’un revolver.

La Place Rosemère tenue en haleine pendant de nombreuses minutes

Simulation d’urgence

Jeudi 28 mai, 7 h 30. Des policiers de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville reçoivent un appel de la Place Rosemère, indiquant qu’un suspect armé se trouve à l’intérieur du centre commercial et menace la sécurité des gens. Une situation d’urgence se profile rapidement à l’horizon. Il faut agir et vite.

Quelques minutes plus tard, une équipe est mise en place et se dirige hâtivement vers l’endroit. Les armes policières pointées vers les quatre coins cardinaux, les policiers pénètrent dans le mail et avancent vers un homme hystérique muni d’un revolver.
«J’ai un gun!» hurle le bandit qui ne tarde pas à prendre la fuite dans une course effrénée.

Simulation

Il faut savoir que cette situation inscrite dans un contexte de simulation d’urgence de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville, conjointement réalisé avec Place Rosemère, est la neuvième sur dix à être mise de l’avant. Une simulation qui aura permis à plusieurs personnes (dont l’auteure de ces lignes) de suivre l’unité policière dans ses démarches afin d’y constater les mesures de sécurité prises dans une situation d’urgence ainsi que le rôle symbiotique joué par le service de sécurité de la Place Rosemère.

Scénario

Se déroulant en plusieurs phases, le scénario appelait à des techniques employés par le SWAT pour venir à bout du suspect. Le criminel, interprété par le sergent-détective Luc Larocque (criant de vérité, par ailleurs, dans son rôle de méchant) a donc tenu en haleine l’équipe de policiers qui devaient le localiser, puis l’isoler.
Établissant un périmètre de sécurité (le suspect ayant réussi à s’enfuir pour se barricader dans un bâtiment vide), les policiers avaient à déterminer le système «Horloge», soit leur position via une pendule fictive de midi, six heures, neuf heures et trois heures. Une fois la position établie, ils avaient à définir également leurs lignes de tolérance face au suspect (jusqu’où ce dernier pouvait s’avancer, qui le menotterait, etc.)
«Il y a plusieurs étapes à respecter, explique le sergent formateur Sylvain Desjean. Tandis que les policiers s’occupent du suspect, les agents de sécurité de la Place Rosemère font évacuer les gens. On appelle ça les phases de confinement (policiers) et d’évacuation (agents de sûreté de la Place Rosemère).»

Tandis que les deux négociateurs, Roger Monette et Rock Brunet, attendaient les instructions dans le poste de commandement, on s’affairait à l’extérieur à rentrer en communication avec le suspect qui ne cessait de hurler. Fort heureusement, des écriteaux placés stratégiquement dans le stationnement de la Place Rosemère avertissaient les automobilistes de la pratique policière en cours.
«Il faut prévoir la pratique par l’imprévisible, souligne pour sa part Francis Lanouette, inspecteur et responsable du projet à la Régie de police. La pratique permet de développer le réflexe et l’agissement par l’instinct.»

Quant à la direction de la Place Rosemère, on salue cette initiative de prévention. «Quelque 10 millions de gens se promènent annuellement dans le centre commercial. Ces simulations nous permettent de nous assurer d’une intervention rapide dans le cas d’une situation d’urgence», de conclure Jacques Farley, directeur général de la Place Rosemère, qui a lui aussi assisté à cette simulation d’urgence.

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