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La chasse à courre: unique dans la région

(Photo Marie-Ève Auclair)

La chasse à courre: unique dans la région

Mirabel

Stationnés quelque part sur la Côte-des-Saints, à Saint-Augustin, en ce mercredi 22 septembre, les trois représentants du Groupe JCL allaient découvrir ce matin-là, la reproduction grandeur nature d’une pratique qui a préséance depuis 184 ans en Amérique du Nord: la chasse à courre.

Pour voir le vidéo: cliquer ici

 

Faut-il le préciser, n’eût été l’introduction de Marc-André Bégin au sein du Club de chasse à courre de Montréal, rien de cela n’aurait pu être vu, filmé et écrit par le trio du Groupe JCL (voir le documentaire vidéo sur le site [www.nordinfo.com]).

Ils sont donc arrivés. Vêtus de vêtements de souche anglaise que portaient les militaires britanniques stationnés au Québec durant la guerre de Sécession, une dizaine de cavaliers et leur vingtaine de chiens tapageurs et joueurs (les Hounds) ont fait leur apparition à l’orée d’un bois qu’accueillaient encore la chaleur et l’humidité d’un été résistant à l’automne.

Loin d’être fourbus et affichant même une mine réjouie, les cavaliers, en bons samaritains, ont laissé leurs Hounds, fous de joie, se précipiter pour renifler le trio observateur. Coups de langues, frottements intempestifs, queues battant l’air à toute vitesse, les Hounds du Club de chasse à courre de Montréal ont manifesté leur éclatante santé par des jappements joyeux et bruyant.

«Qu’est-ce que la chasse à courre? C’est courir après des chiens qui courent après des renards, sans avoir l’intention de les tuer», explique Marc-André Bégin en caressant deux ou trois têtes canines au hasard.

L’info est donc donnée. En définitive et pour clore rapidement cette question, sachez que lorsque le renard ou le coyote trouve refuge dans un terrier, la chasse se termine là. On ne tue pas et les chiens ne dévorent rien. Point barre.

La chasse à courre est avant tout un sport. Un sport collectif où le décorum se doit d’être respecté. Un tantinet aristocrate, voire d’une certaine noblesse, la chasse à courre interpelle avant tout les amoureux de la nature.

«C’est de l’adrénaline! J’adore les chevaux, la symbiose que l’on fait avec un cheval, le pouvoir de sauter avec lui en pleine nature», confie Francine St-Denis-Fillion, un membre du Club qui participe aux chasses deux fois par semaine. Le débit rapide, les idées bien en place, la dame est membre de l’organisation depuis sept ans. Par ailleurs, la bordure bleue qui entoure le col de son veston la rattache et prouve son appartenance au Club.

«Les chasses durent de trois à quatre heures, ajoute-t-elle. Il faut être des passionnés, car nous n’hésitons pas à nous lever à trois heures du matin pour participer à des chasses qui ont lieu parfois sur la frontière ontarienne.»

Si la municipalité de Saint-Augustin est peu connue pour certaines personnes (secteur situé dans la Ville de Mirabel), elle abrite pourtant un secret étonnant que bien peu connaissent… En effet, entre les années 1935 et 1940, le Prince de Galles serait venu participer à une chasse à Saint-Augustin. L’histoire ne précise cependant pas si le renard fut plus futé que le suzerain…

 

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