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Inondations

Isabelle Aumont, résidente de la rue du Parc.

L'heure était au ménage, dimanche.
Armando Melo, maire suppléant de Sainte-Thérèse.
L'intervention d'Hydro-Québec a été nécessaire.
L'eau a rapidement envahi le secteur des rues De Rouen, De Roussy et du Parc à Sainte-Thérèse

Inondations à Sainte-Thérèse: du jamais vu en 50 ans!

On estime à 200 le nombre de maisons qui ont été inondées à Sainte-Thérèse dans la nuit de vendredi à samedi, à la suite des fortes précipitations qui se sont abattues sur la région. Soixante-dix-huit d’entre elles ont dû être évacuées. Heureusement, en début de journée, dimanche, la situation revenait tranquillement à la normale, sans toutefois avoir laissé de profondes cicatrices.
Parlez-en à Isabelle Aumont, résidante du secteur le plus durement frappé à Sainte-Thérèse, soit celui de la rue du Parc, près des rues De Roussy et de Rouen, où la rivière aux Chiens a fait le plus de dégâts. Dimanche matin, l’heure était au ménage, et au bilan des 72 dernières heures.
«En me couchant, vendredi, vers minuit et demi, j’entendais des gens qui criaient sur mon terrain. Au même moment, ma mère est alors montée du sous-sol pour me dire qu’il y avait de l’eau. Les égouts débordaient. En une heure, j’ai eu huit pouces d’eau dans mon sous-sol», raconte Mme Aumont qui était alors loin d’être au bout de ses peines.
«Les pompiers ont mis des pompes et des sacs de sable, mais ce n’était pas suffisant. C’était une rivière qui coulait dans ma maison! Une heure après, l’eau était rendue à trois pieds. Mon sous-sol est fini! J’ai deux logements en bas ! J’espère que ces dégâts seront couverts par les assurances parce que j’ai en au moins pour 75 000 $.»
Mme Aumont n’avait toujours pas réintégré sa résidence, dimanche midi. «Je n’ai pas d’électricité, pas d’eau chaude et l’eau est contaminée. Pour l’instant on sort tout ce qu’il y a à sortir», expliquait-elle à ce moment.
De retour chez eux
Contrairement à Isabelle Aumont, d’autres citoyens, moins sévèrement touchés, ont pu réintégrer leur domicile, dès dimanche. Comme l’a expliqué Armando Melo, maire suppléant à Sainte-Thérèse, ceux-ci ont toutefois attendu d’y être autorisés.
«Les personnes évacuées ont pu regagner tranquillement leur maison, mais pour pouvoir y retourner en toute sécurité, elles ont été accompagnées de deux pompiers.»
D’ailleurs, dimanche, les pompiers de Sainte-Thérèse étaient nombreux à être toujours sur le terrain à rencontrer des sinistrés et à analyser la situation. En fait, ce sont la plupart des services de la Ville de Sainte-Thérèse qui ont été mis à contribution. En plus d’offrir du soutien psychologique aux citoyens qui en ressentaient le besoin, un centre d’hébergement temporaire avait aussi été établi au chalet du parc Ducharme pour accueillir les sinistrés.
«Une quarantaine de pompiers sont intervenus, en plus des intervenants des travaux publics et du service de police qui ont aussi été très présents», a indiqué Mathieu Lacombe, porte-parole du Service de sécurité incendie de Sainte-Thérèse avant d’ajouter que le rôle de tous ces intervenants de première ligne était d’abord d’assurer la sécurité des gens et de leurs biens.
«Au niveau des biens, a-t-il affirmé, c’était un peu plus difficile puisqu’il y avait de l’eau partout. Notre rôle était donc de contrôler l’eau, de la dévier, pour ne pas qu’elle se rende dans les domiciles. Mais l’essentiel était de s’assurer que personne n’était coincé dans leur domicile.»
Du jamais vu… ou presque
D’aussi loin que se rappellent les résidants, jamais ils n’ont été confrontés à de telles inondations. «Il y en a qui sont ici depuis 1960 et ils n’ont jamais vu ça! La rivière aux Chiens, c’est un crique, pas une rivière!» de lancer Isabelle Aumont.
«J’ai émigré ici en 1974, à l’âge de 9 ans, a renchéri M. Melo, et oui, nous avons déjà vu la rivière sortir de son lit, mais jamais de cette envergure. Des citoyens de la rue de Rouen m’ont dit se rappeler qu’en 1965, il y avait eu des inondations de la sorte.»
Soulignons que les municipalités de Rosemère, Saint-Eustache et Bois-des-Filion, pour ne nommer que celles-là, ont aussi été touchées par la crue des eaux de certains cours d’eau.

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