- PUBLICITÉ -
Inondations dans la région: la ministre St-Pierre est sensibilisée à la situation

Photo Benoît Bilodeau – Ces résidences de Saint-Placide, en bordure de la route 344, sont littéralement ceinturées d'eau.

Photo Benoît Bilodeau – La visite de la ministre Christine St-Pierre à Oka lui a permis de discuter avec un citoyen de la situation en cours.
Photo Benoît Bilodeau – La députée Sylvie D'Amours et la ministre Christine St-Pierre écoutent avec grande attention le maire de Saint-Placide, Denis Lavigne.

Inondations dans la région: la ministre St-Pierre est sensibilisée à la situation

Que ce soit à Oka ou à Saint-Placide, deux municipalités qu’elle a visitées samedi après-midi, la ministre responsable de la région des Laurentides, Christine St-Pierre, a été en mesure de constater de l’ampleur des inondations qui sévissent à ces deux endroits, et être sensibilisée à l’importance d’y déployer des soldats le plus rapidement possible.

Car, que ce soit à Oka ou à Saint-Placide, les maires Pascal Quevillon et Denis Lavigne ont, en effet, formulé ces dernières heures des demandes pour que les forces armées canadiennes viennent soutenir les citoyens et les employés municipaux dans leurs efforts pour minimiser les dégâts.

Une première halte à Oka

D’abord, à Oka, Mme St-Pierre, accompagnée de la députée provinciale de Mirabel, Sylvie D’Amours, a été accueillie vers 14 h par le maire Pascal Quevillon. Ce dernier a expliqué que la vulnérabilité des infrastructures okoises d’alimentation en eau potable et d’assainissement des eaux est à très haut risque à ce moment-ci, que les puits d’alimentation en eau potable d’une partie de la population sont à quelques centimètres d’être inondés, tout comme les stations de pompage.

«Avec des égouts inondés, ce sont plus de 1 000 résidences qui devront être évacuées, soit 3 000 résidents, enfants et personnes âgées. L’expertise des forces de l’armée permettrait d’installer des solutions temporaires afin de limiter un nombre important de sinistrés parmi la population et de protéger nos installations», a déclaré le maire Quevillon, ajoutant que l’assistance de soldats «sécuriserait l’ensemble des sinistrés».

Le maire d’Oka a aussi ajouté que la mairie est menacée et qu’elle est située dans un secteur patrimonial historique. «Nous sommes convaincus que l’assistance des forces de l’armée permettra la sauvegarde de ce site, sauvant ainsi des dommages collatéraux importants, non pas en valeur financière, mais bien en valeur patrimoniale importante», a-t-il pris soin d’insister.

Une deuxième halte à Saint-Placide

Après avoir visité différents secteurs d’Oka touchés par les inondations, la ministre St-Pierre s’est dirigé, vers 15 h 30, vers Saint-Placide, où l’attendait le maire Denis Lavigne qui a dit n’avoir pas vu pareilles inondations dans sa municipalité depuis qu’il y réside, soit depuis 62 ans. «Il y a eu des inondations en 1998, mais jamais comme celles d’aujourd’hui. La présence de soldats permettrait de fournir un soutien apprécié de nos citoyens qui commencent à être fatigués», a-t-il dit à la ministre St-Pierre.

Celle-ci a aussi eu droit à une courte visite de secteurs inondés, notamment face à l’église ou encore en direction de Saint-André-d’Argenteuil, où l’eau du lac des Deux Montagnes a atteint, sur une longueur de 8 km, la bordure de la route 344 et même traversé via les ponceaux l’artère. La route 344 est d’ailleurs fermée à la circulation automobile et ne peut être empruntée que par les résidents.

Une ministre et une députée sensibles à la situation en cours

La ministre Christine St-Pierre s’est dite sensible par ce qu’elle a vu et a indiqué, avant son arrivée à Saint-Placide, avoir déjà communiqué avec le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux pour l’informer de la situation. Elle devait aussi lui parler à nouveau en début de soirée.

«On va voir à ce que les demandes pour recevoir l’armée ici soient réalisées le plus rapidement possible. Mon rôle, c’est d’entendre ce que les maires ont à dire. Le fait de venir sur le terrain, et d’entendre les inquiétudes, ça me donne un bonne idée de la tâche qu’il y a. On va faire en sorte que l’aide arrive le plus rapidement possible», a commenté Mme St-Pierre.

De son côté, la députée Sylvie D’Amours a remercié sa collègue à l’Assemblée nationale d’avoir pris le temps de se déplacer. «Nous sommes très inquiets. Plusieurs municipalités de ma circonscription sont touchées, de Saint-Placide à Sainte-Marthe-sur-le-le-Lac. Ce sont de petites municipalités, avec des effectifs restreints, et elles ont besoin d’aide. Les bras manquent. Les gens sont à bout de souffle. On a vraiment besoin d’aide et je suis confiante qu’on va l’avoir», a-t-elle dit.

La situation ailleurs

Ailleurs dans les Basses-Laurentides, la situation semblait au beau fixe au moment d’écrire ces lignes.

À Pointe-Calumet, où certains croient que la digue de terre située du côté est de la municipalité ne serait pas en mesure de retenir les eaux du lac des Deux Montagnes si celles-ci devaient monter encore plus, des travaux ont justement été effectués afin de la sécuriser. Les autorités municipales assurent être en constante surveillance afin de tenir les citoyens au courant des plus récents développements.

À Saint-Joseph-du-Lac, le maire Benoit Proulx s’est fait rassurant. «Mon conseil et moi ferons tout le nécessaire afin d’assurer, en tout temps, la pleine sécurité des citoyens. Je suis d’ailleurs en communication constante avec les autorités concernées afin d’obtenir tout le support nécessaire afin d’être en mesure de bonifier le déploiement que nous avons mis en place au cours des dernières semaines», a-t-il fait avoir.

À Sainte-Thérèse, la directrice des communications, Monique Delisle, a indiqué, en milieu d’après-midi, que «la rivière aux Chiens est stable et qu’aucun endroit n’est inondé».

À Rosemère, le directeur des communications, Daniel Grenier, a précisé que certaines résidences étaient inondées samedi après-midi, mais que plusieurs sont «vulnérables», surtout dans le secteur de l’Île-Bélair, ainsi que dans les rues Cadieux, Charbonneau, Skelton et Thorncliff. Toutes les résidences concernées ont, a précisé M. Grenier, été visitées pour informer les occupants de la situation en cours.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top