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Gilles Duceppe réaffirme sa volonté de lutter pour la souveraineté

(Photo Michel Chartrand)

Gilles Duceppe réaffirme sa volonté de lutter pour la souveraineté

Tournée estivale du chef du Bloc québécois

Avec notamment à ses côtés le député de Marc-Aurèle Fortin, Serge Ménard, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, était de passage à Laval, le 19 août dernier, soit quelques jours après que le clan souverainiste ait souligné en grande pompe ses 20 ans d’action politique, dans le cadre de sa tournée estivale annuelle du Québec.

Gilles Duceppe en a profité pour réitérer sa promesse de persévérer dans la promotion de la souveraineté du Québec, à un moment où, croit-il, l’opinion canadienne à l’endroit du Québec se durcit.

«Il y a 20 ans, dans la foulée de mon élection à titre de député fédéral de Laurier–Sainte-Marie, je faisais une déclaration solennelle aux Québécoises et aux Québécois dans laquelle je prenais l’engagement d’être loyal envers le peuple québécois. J’y affirmais mon allégeance nationale québécoise et ma détermination à promouvoir la souveraineté du Québec, de même que mon engagement à consolider autour des seuls intérêts du Québec la force et l’autorité politique du peuple québécois à Ottawa. Vingt ans plus tard, je suis toujours fidèle à mes engagements à l’égard du peuple québécois et bien décidé à poursuivre le combat pour la souveraineté du Québec», a souligné avec insistance M. Duceppe.

Affirmant que ce serment de loyauté lie l’ensemble des 48 députés bloquistes aux Communes et rejetant catégoriquement la thèse voulant que son parti n’ait plus sa raison d’être, le chef du Bloc québécois estime que le combat souverainiste s’avère aujourd’hui plus important que jamais. «La souveraineté, ça ne se réalise pas du jour au lendemain. C’est pourquoi nous devons y travailler chaque jour en nous tenant debout pour le Québec sur toutes les questions. Nous devons faire avancer le Québec, non pas en attendant en vain que le Canada nous ouvre les bras, mais en définissant nous-mêmes notre avenir. Le Québec n’a pas à se définir par rapport à ce que le Canada veut ou ne veut pas. Nous devons mettre fin à l’attentisme et aller de l’avant», a-t-il avancé.

La fin d’un Canada prêt à accommoder le Québec

Selon M. Duceppe, le message des Canadiens est limpide: la possibilité de réformer le fédéralisme canadien pour répondre aux aspirations de la nation québécoise est aujourd’hui une grande illusion. «Vingt ans après l’échec de l’accord du lac Meech et le rejet par le Canada des demandes minimales du Québec, le fossé s’est profondément creusé. Alors qu’en 1990 il y avait une ouverture pour débattre des demandes du Québec, aujourd’hui les Canadiens ne veulent plus rien savoir. Vingt ans plus tard, la porte est maintenant fermée à double tour pour le Québec», enchaîne Gilles Duceppe.

À titre d’exemple, le chef du Bloc québécois a parlé des refus successifs d’Ottawa concernant les propositions présentées par son parti et appuyées par des motions unanimes à l’Assemblée nationale sur les questions de la langue, de la citoyenneté et de la culture, afin que la reconnaissance de la nation québécoise soit suivie de gestes concrets pour le Québec.

Du mépris de la part du gouvernement Harper

«C’est la même attitude méprisante qui prévaut quand on voit le gouvernement conservateur aller de l’avant avec son projet de commission pancanadienne des valeurs mobilières, un projet visant essentiellement à dépouiller Montréal d’un outil économique important qui fonctionne très bien, tout cela au profit de Toronto, alors même que ce projet rencontre une opposition massive dans la population et les milieux d’affaires québécois», a reproché M. Duceppe.

Appelant de tous ses vœux le retour d’un gouvernement souverainiste à l’Assemblée nationale, Gilles Duceppe rappelle que son parti demeurera, à Ottawa, un allié indéfectible à celui de Pauline Marois. «Nous devons continuer à travailler ensemble autour des questions névralgiques pour l’avenir du Québec. Et on ne doit plus reculer sur les enjeux les plus fondamentaux pour notre nation», a-t-il conclu.

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