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Des citoyens de Deux-Montagnes sont en colère

(Photo Yves Déry)

Des citoyens de Deux-Montagnes sont en colère

Travaux d’écrêtement dans le lac des Deux Montagnes

Les citoyens résidants en bordure du lac des Deux Montagnes, à proximité des travaux de creusage du gouvernement du Québec, entre les 9e Avenue et 12e Avenue, à Deux-Montagnes, sont en colère. Ils dénoncent la lenteur d’exécution des travaux, la perte de qualité de vie en raison du bruit des différents équipements utilisés par l’entrepreneur, les heures de travail prolongées en soirée dans le lac ainsi que les dommages occasionnés à la nature dans ce secteur. Une situation qui risque de se prolonger, selon l’avis des acteurs impliqués.

«Le secteur est très hypothéqué par les travaux qu’effectue actuellement le gouvernement du Québec. Il semble même que la Ville est dépassée par les évènements», a dénoncé Dave Caissy, habitant près du lac.

On se rappellera que le gouvernement du Québec avait annoncé, le 22 juin dernier, en grande pompe, le lancement des travaux pour les mois de l’été. Le but: permettre de rétablir le débit d’eau de la rivière des Mille Îles et d’assurer un approvisionnement adéquat en eau potable aux quelque 400 000 usagers de la couronne nord. Selon l’échéancier, les travaux devaient se terminer en septembre.

Lors de l’annonce des travaux, la ministre de l’Environnement, Line Beauchamps, avait évoqué l’urgence de la situation pour justifier le commencement rapide des travaux. De cette façon, le gouvernement évitait également de passer le projet au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). «Ce n’est pas vrai qu’il y avait urgence. Ils auraient (le ministère) dû prendre un plan B et fonctionner d’une autre façon», estime Gisèle Tremblay, également résidante en bordure du lac.

Selon les résidants, il semble que l’entrepreneur ne respecte pas les lois de la ville de Deux-Montagnes concernant le bruit et l’heure des travaux. Ce qui provoque la colère des résidants. «Le secteur va perdre de la valeur», estiment-ils.

Questionnée sur les craintes des résidants, la ministre et députée de Fabre, Michelle Courchesne s’est dite déçue de la réaction des citoyens. «Les travaux sont très complexes. Il y a eu des études historiques sur la rivière qui justifient l’urgence des travaux. Il ne faut pas oublier qu’il y a 400 000 personnes qui s’alimentent à même la rivière», dit-elle.

Informée du retard dans les travaux et des difficultés qu’a connus l’entrepreneur, la ministre a confié que la situation est suivie à la lettre par les acteurs politiques, municipaux et organismes concernés. «Nous sommes en communication constante avec les autorités municipales et les députés du secteur pour les informer de l’état des travaux. On travaille en concertation avec tout le monde. Nous sommes absolument disponibles dans le dossier», affirme la ministre, indiquant que le gouvernement veut régler la situation de façon durable.

«Il y a toujours des imprévus dans un projet de cette ampleur. Mais on évalue que les travaux vont être terminés cet automne», a-t-elle conclu, indiquant que les différentes études réfutaient les risques d’inondation du secteur.

Enfin, dans un communiqué de presse émis par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, le 1er septembre, il est mentionné que les travaux devraient se terminer à la fin du mois d’octobre. Une ligne téléphonique est mise à la disposition des citoyens pour répondre aux questions, 1-800-561-1616.

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