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Daniel Ratthé souhaite réintégrer le caucus au plus vite

Daniel Ratthé

Daniel Ratthé souhaite réintégrer le caucus au plus vite

Suspendu du caucus par le chef de la CAQ, François Legault, à la suite des allégations de financement illégal portées à son endroit, le député de Blainville Daniel Ratthé, désormais confiné au rôle de député indépendant, entend profiter des prochaines semaines pour travailler à sa défense.

«Je vais essayer de trouver la vérité, trouver des preuves tangibles», a-t-il laissé tomber. En entrevue téléphonique, quelques minutes seulement après que Roger Desbois, ingénieur retraité de la firme Tecsult (aujourd’hui Aecom), eut affirmé, devant la Commission Charbonneau, avoir remis à Pierre Gingras, maire sortant et responsable du financement du parti de Daniel Ratthé, alors candidat à la mairie, 30 000 $ en argent comptant dans le cadre de la campagne électorale de 2005, M. Ratthé insiste sur le fait qu’il a été cité, mais pas incriminé.

«J’ai été mis au fait de cette histoire pour la première fois mardi matin», pointe-t-il. Jamais auparavant, dit-il, il n’avait entendu parler de ce montant de 30 000 $. Sauf qu’en raison de la responsabilité qui lui incombait ne serait-ce qu’à titre de chef du parti (PAC), M. Ratthé, après discussion avec son chef, François Legault, n’a eu d’autre choix que d’accepter sa suspension du caucus. «Je souhaite revenir rapidement, par contre. Parce que j’ai agi de façon légale», soutient-il.

Les faits

Rappelons que la décision de M. Legault du suspendre son député découle directement des allégations de financement illégal avancées par Roger Desbois, lors de son témoignage devant la Commission Charbonneau, le 22 mai dernier.

«Le témoignage de M. Desbois vient corroborer ce que j’ai affirmé: d’aucune façon je n’ai participé de près ou de loin à du financement illégal pour ma campagne municipale à la mairie», a toutefois souligné M. Ratthé. Parce que l’argent a été remis à Pierre Gingras, et non à lui.

«En tant que chef de parti, j’ai pris toutes mes responsabilités, notamment en travaillant en étroite collaboration avec mon agent officiel d’alors, afin de vérifier que tout le financement soit fait dans les règles auprès de résidants de Blainville. Un rapport du DGEQ a d’ailleurs été approuvé à cet effet. Malgré toute ma vigilance, si les allégations de M. Desbois à l’effet qu’un montant de 30 000 $ en argent comptant aurait été donné à l’un de mes organisateurs, en l’occurrence Pierre Gingras, à sa résidence privée, je ne peux malheureusement pas être témoin et responsable de tous les faits et gestes des gens qui m’entourent», a-t-il cru bon d’ajouter.

Prudent dans ses paroles, M. Ratthé refuse, à ce stade-ci, d’accuser M. Gingras et préfère attendre la suite des choses. «Peut-être M. Gingras sera-t-il appelé à témoigner, ou non, à la Commission Charbonneau», a-t-il avancé.

Conseiller municipal de 2001 à 2005, sous la même bannière que le maire Pierre Gingras, M. Ratthé assure n’avoir développé aucunes relations d’affaires avec les entrepreneurs ou investisseurs potentiels. «Tout ça se passait au niveau de la direction générale et du cabinet du maire», plaide-t-il. Quant au financement du parti, à l’époque, il rapporte que c’est Pierre Gingras qui s’en occupait «entièrement.»

 

 

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