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Blainville veut implanter son propre service de distribution géothermique

(Photo Pierre Latour)

Blainville veut implanter son propre service de distribution géothermique

Étude de faisabilité sur le site du projet Chambéry

La Ville de Blainville vient de franchir un autre pas dans la mise en place d’un service municipal de production et de distribution d’énergie renouvelable géothermique dont elle sera la propriétaire.

De fait, Blainville annonçait, le 25 janvier dernier, la réalisation, à partir du printemps prochain, d’une étude de faisabilité et de rentabilité d’un tel service financé par le Fonds municipal vert (FMV) de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) et géré par l’organisme municipal Énergie Renouvelable Blainville (ERB).

La zone de 250 hectares du projet résidentiel Chambéry se trouvant dans le quadrilatère formé par le rang Saint-François au sud, la Côte-Saint-Louis au nord, la rue Paul-Albert à l’ouest et la montée Gagnon à l’est, servira de site à cette étude-pilote. La Ville de Blainville y voit l’emplacement tout indiqué pour tester le concept et la rentabilité du service municipal de production et de distribution géothermique, étant donné la vocation environnementale du projet Chambéry.

Le projet-pilote élaboré par la Ville de Blainville prévoit, dans un premier temps, l’alimentation de 36 unités d’habitation réparties dans six immeubles. Advenant que la période d’évaluation sur le terrain de la faisabilité technique et économique du concept s’avère concluante, il pourrait s’étendre à plus grande échelle et ainsi doter la ville d’une source potentielle de revenus, dans la mesure où elle sera propriétaire du réseau et qu’elle pourra elle-même facturer les services aux résidants utilisateurs.

Selon les prévisions, l’installation d’un réseau collectif de géothermie pourrait procurer un approvisionnement en énergie renouvelable atteignant près de 44 % de la consommation énergétique totale des bâtiments. Sans quoi, des énergies non renouvelables comme le mazout ou le gaz naturel seraient privilégiées, estiment les responsables du projet-pilote.

L’élargissement futur du projet permet cependant d’anticiper le plus d’effets bénéfiques sur l’environnement. Il est planifié à plus court terme que l’ERB desserve l’ensemble des logements du projet Chambéry et d’autres clients de la ville, ce qui devrait contribuer à la réduction des gaz à effet de serre d’un minimum de 1 235 tonnes de dioxyde de carbone.

«On n’en est qu’aux balbutiements, mais tout est permis de croire que les mêmes infrastructures, dans un contexte de développement durable, puissent être éventuellement appliquées à des fins commerciales ou industrielles sur notre territoire», a indiqué le directeur du développement des services urbains de la Ville de Blainville, Éric de la Sablonnière.

Les perspectives de développement dans le secteur de la sortie 28 de l’autoroute 15 laissent notamment présager de telles possibilités.

Et selon le conseiller du quartier du Plan-Bouchard et président de la Commission du développement durable et de l’environnement de la Ville de Blainville, Guy Frigon, les villes doivent se tourner vers de telles sources de revenus de type utilisateur-payeur comme la géothermie pour contrer à long terme des hausses drastiques de taxes municipales.

 

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