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Agrile du frêne: Rosemère devant l’inévitable

Monique Keurentjes (photo) et Madeleine Leduc ont expliqué les démarches entreprises par Rosemère pour dépister l’agrile du frêne et sensibiliser la population.

Agrile du frêne: Rosemère devant l’inévitable

La Ville de Rosemère surveille de près l’agrile du frêne sur son territoire. Bien qu’aucune trace de cette dernière n’ait été relevée sur ses arbres, plusieurs démarches ont été entreprises pour se préparer à l’inévitable arrivée de l’insecte. Le frêne représente environ 20 % des arbres rosemèrois.

«Nous avons exclu le frêne de nos plantations depuis 2006, dès que nous avons été informés des risques liés à l’agrile», de préciser la mairesse Madeleine Leduc, lors d’un point de presse tenu en compagnie de Monique Keurentjes, responsable des parcs et espaces verts pour la Municipalité. Dès le départ, précise-t-on, la stratégie a été de préconiser la diversification des essences sur le territoire.

«Avec le caractère boisé de Rosemère, même s’il n’y avait plus de frênes, la Ville resterait la même», affirme la mairesse, et ce, malgré leur nombre important sur le territoire, c’est-à-dire environ un arbre sur cinq.

Pour l’instant, l’insecte n’a pas encore été repéré à Rosemère, bien qu’il l’ait été à Boisbriand et à Terrebonne. Dès lors, la Ville est constamment aux aguets. «On se tient au courant, car ce n’est pas parce qu’on n’a pas détecté l’insecte que les larves ne peuvent pas exister sous l’écorce», souligne Mme Leduc.

En effet, l’agrile du frêne est l’insecte qui perce l’écorce de l’arbre, entrave la bonne circulation de sa sève et le fait mourir. Il existe au départ à l’état de larve, sous l’écorce, et s’attaque d’emblée aux arbres les plus faibles. Plusieurs écorçages ont eu lieu lorsqu’il y avait un doute, que ce soit sur les arbres publics ou privés.

«À cette fin, l’écoconseillère en poste à temps plein répond aux demandes des citoyens, procède au besoin à l’inspection des arbres suspectés et prodigue de judicieux conseils sur les traitements appropriés», peut‑on lire dans le communiqué.

Pour les citoyens qui auraient une majorité de frênes sur leur terrain, il est conseillé de penser à une stratégie de remplacement et de diversification. Le frêne est un arbre à l’écorce grise qui, à maturité, prend la forme d’un losange. Sa feuille montre plusieurs folioles en paires opposées sur la tige, c’est-à-dire des feuilles placées face à face.

«Dans le but de tenir les citoyens bien au fait des signes d’infestation et des méthodes de contrôle, deux conférences ont été offertes gratuitement depuis 2013 et une troisième suivra en septembre prochain, qui servira aussi de mise au point», renseigne Mme Leduc.

Depuis 2012, huit pièges de détection ont également été installés sur certains frênes de Rosemère. Ils ressemblent à des lanternes vertes situées en hauteur. Aucun insecte n’y a été trouvé pour le moment.

La Ville a aussi entrepris de faire l’inventaire, sur trois ans, de tous les arbres publics du territoire et un projet pilote de traitement biologique au TreeAzin est également mené sur certains de ses arbres publics, en bordure du chemin de la Grande-Côte et au parc Charbonneau. Il s’agit d’un vaccin qui doit être administré aux deux ans.

Le dossier étant considéré comme prioritaire, une politique sur le sujet devrait voir le jour en septembre. Elle donnera des indications quant aux procédures à suivre en cas d’infestation.

«La bonne nouvelle, c’est qu’on peut voir venir l’agrile du frêne et se préparer à agir rapidement», ajoute la mairesse.

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