Or, cette offre ne pouvait pas mieux tomber pour Lise Desrochers, elle qui cherchait justement une façon de se rapprocher professionnellement des gens. «À force d’aider et de conseiller les autres, je me suis dit que ça serait bien que j’investisse aussi en moi. Et puis, le terrain me manquait, la communication directe avec les gens aussi», indique-t-elle.
Une visée internationale
Avec un mandat de 20 semaines en poche pour mener à bien son projet, à tout le moins en couler les fondations, Lise Desrochers doit recruter des chercheurs, des universités et des entreprises et coordonner la mise en place de cette plate-forme.
«L’Observatoire se veut non seulement un lieu d’échange des meilleures pratiques, mais aussi un lieu pour réaliser des projets spéciaux. Ça me rejoint tellement», se réjouit-elle. Bien sûr, le mandat concerne d’abord et avant tout les besoins et enjeux de la région des Basses-Laurentides. Mais ultérieurement, les cibles s’élargiront. «Par définition, l’Observatoire possède une visée internationale», précise-t-elle.
D’abord une gestionnaire généraliste, Lise Desrochers agit également à titre de mentor dans la région des Basses-Laurentides, depuis cinq ans. Femme de tête et de cœur, elle est aussi largement préoccupée par toute la question de l’environnement, du bien-être collectif et de l’équilibre. «La société évolue tellement rapidement. Je crois que le secret est de revenir à la base», évoque-t-elle.
Maman de deux grands enfants, Émilie, 20 ans et Pierre-Marc, 19 ans, Lise Desrochers prend aussi le temps de s’investir auprès de Centraide Laurentides, par choix, mais aussi par urgence d’agir. «La région des Basses-Laurentides est perçue comme une région riche. Mais ce n’est pas vrai. La pauvreté, ce n’est pas seulement des clochards assis dans les parcs. C’est aussi la maman qui est toute seule pour élever ses enfants», plaide-t-elle, avant d’ajouter: «Ici, on vit dans de la ouate. La réalité est tout autre pour bien des gens», termine-t-elle.
Un défi taillé sur mesure pour Lise Desrochers
(Photo Michel Chartrand) Selon Lise Desrochers, le travail et la famille forment un tout auquel il faut pouvoir s’identifier et se retrouver avec plaisir.
Coordonnatrice à l’Observatoire du transport des personnes du Québec
Après avoir œuvré à titre de directrice de compte pour une institution financière pendant 12 ans, pour ensuite occuper les postes de commissaire industrielle pour le CLD de Mirabel pendant 2 ans et celui de directrice générale du CLD d’Argenteuil pendant 10 ans, Lise Desrochers décidait, en décembre dernier, de s’accorder un moment de répit. Au même moment, une offre qu’elle ne pouvait refuser lui était faite: mettre en place une plate-forme d’information et d’échange des meilleures pratiques d’affaires en faveur de l’Observatoire de transport des personnes au Québec, et ce, tant au niveau des chercheurs du monde universitaire que des gens en entreprises. «Le mandat est très large et touche autant la sécurité que la formation et le véhicule en soi», explique-t-elle.
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Cent fois Bravo ils ne pouvaient pas mieux choisir une personne si déterminer a aider les autres...