«Je ne crois pas que l’avenir des bibliothèques soit menacé par l’arrivée du eBook», croit Christine Dufour, directrice adjointe de la bibliothèque municipale de Sainte-Thérèse. «Notre achalandage est demeuré tel quel, bien que l’on enregistre de petites baisses de prêts», ajoute-t-elle.
Il est vrai que l’arrivée de l’Internet dans les bibliothèques permet désormais aux utilisateurs d’avoir un accès facile à l’information sans avoir à passer par l’emprunt de documents. «Il est aussi vrai que les livres documentaires sortent moins, mais cela ne nous empêche pas d’en commander, car la demande et l’intérêt demeurent chez les lecteurs», de poursuivre Mme Dufour.
Alors, à qui s’adresse le livre numérisé? «Aux plus jeunes, je pense. Les trentenaires ne semblent pas intéressés. Peut-être que le livrel peut être utile en voyage, mais sans plus. L’attrait du papier est bien présent», dit-elle.
Si l’attirance envers le bon vieux livre demeure, les livres sur CD commencent à avoir une belle cote de popularité. Qu’il s’agisse des livres pour enfants que l’on peut écouter en voiture ou tout simplement des romans, la popularité du livre CD semble être en voie de surpasser le livrel, si ce n’est déjà fait.
Même son de cloche du côté de la maison d’édition Joey Cornu, à Rosemère, qui ne ressent pas encore la venue du livre électronique. D’ailleurs, une présentation du livre électronique avait été faite au collège Lionel-Groulx et aucun des étudiants présents n’avait manifesté l’envie d’acheter un livrel.
«Il y aura toujours de la place pour le livre régulier, mais au Book Fair de cette année, à New York, il y avait une démonstration du nouvel équipement qui produit des livres imprimés à la demande, un à la fois au besoin. Je crois que cette technologie marchera main dans la main avec le livre électronique, vu la transformation progressive de l'offre et de la demande. Moins de gros tirages à l'horizon. Reste que le livre numérique est encore un microphénomène. Je pense tout de même qu'avec les économies de fabrication, les éditeurs pourront diversifier leur production et prendre quelques beaux risques supplémentaires», atteste Claudie Bugnon, opératrice de couveuse pour la maison Joey Cornu.
Les fournisseurs
Amazon.com vend le Kindle, un appareil qui permet de lire des livres, des journaux et des magazines en format électronique. Les livres numériques coûtent en moyenne 10 $. Fait intéressant: on peut les acheter sans fil, à partir de l’appareil. Les journaux et les magazines peuvent se télécharger à partir de l’appareil dès leur parution.
Le Sony Reader Principal devrait faire son apparition au Québec sous peu. Soulignons que les abonnements à des journaux ou à des magazines ne sont pas disponibles. Le téléchargement se fait uniquement via un PC, car le Sony n’est pas compatible avec le Mac.
Sachez que pour 349,99 $, le magasin Archambault offre le livre électronique Cybook Gen3, le Cybook à 299,99 $ ou encore le lecteur livre numérique Sony (argent) à 259,99 $.
L’avenir des bibliothèques est-il menacé?
Sera-t-il chose courante un jour que de «feuilleter» nonchalamment son eBook ou son livrel sur la plage, dans le métro, le train, ou encore chez le médecin? Pas vraiment ou pas encore si l’on en croit les dernières statistiques.
Avec l’arrivée des eBook ou livrels
Sera-t-il chose courante, un jour, que de «feuilleter» nonchalamment son eBook ou son livrel sur la plage, dans le métro, le train, ou encore chez le médecin? Pas vraiment, ou pas encore, si l’on en croit les dernières statistiques à l’effet que l’achat de livres électroniques ne constituerait seulement que 3 % du marché de la vente de livres. Déjà mort celui qui devait ressusciter en version glamour le bon vieux livre en papier?
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