Tournoi Jari Kurri: le bronze pour Lucas Thiérus

Jean-François Carignan
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C’est totalement emballé par l’expérience qu’il a vécue avec l’équipe du Québec des moins de 14 ans, lors du tournoi de hockey Jari Kurri, du 7 au 13 août derniers en Finlande, que le Boisbriannais Lucas Thiérus était de retour mardi dernier.

Selon l’entraîneur Jason Mitchell, Lucas Thiérus a un sens de l’humour très apprécié de ses coéquipiers, ce qui ne l’empêche pas de s’appliquer avec grand sérieux dans des moments cruciaux.

Les membres de la formation de Hockey Québec sont revenus au bercail avec la médaille de bronze au cou, n’ayant perdu qu’un seul des six matchs de la compétition au pays des Vikings.

Seule ombre au tableau, ce revers crève-cœur par la marque de 4-3, en demi-finale, face à la formation du Jokerit. Le Québec avait alors laissé filer une avance de 3-2 avec 92 secondes à écouler.

«J’aurais pu réparer les pots cassés en fusillade, mais j’ai frappé le poteau», regrettait Lucas, un attaquant employé à l’aile. Ce dernier peut toujours se consoler à l’idée qu’il a récolté neuf points en cours de tournoi, dont un tour du chapeau lors du premier affrontement remporté 6-1 contre Ilves Atlanta, ce qui en a fait le deuxième meilleur marqueur de son équipe. En finale de consolation, l’équipe d’élite québécoise des moins de 14 ans l’a emporté aisément par le score de 12-2, encore une fois face à Ilves Atlanta.

Se retrouvant donc parmi une vingtaine des meilleurs joueurs de sa catégorie d’âge provenant des structures intégrées de hockey de la province, le jeune Lucas a évolué pendant toute une semaine dans un cadre semblable à celui des hockeyeurs professionnels.

«Ça restera carrément une expérience inoubliable. Et le plus important, c’est qu’un tel contexte m’a permis d’acquérir en peu de temps encore plus de maturité, de développer davantage une attitude et une vision du jeu qui ne peut être que bonne pour mon développement futur», a signifié, encore tout frétillant, Lucas Thiérus.

Le meilleur est à venir

D’ailleurs, son futur, c’est au sein d’une nouvelle équipe de calibre bantam AAA supervisée par les Seigneurs des Mille-Îles, dès cette année, que Lucas continuera de le dessiner. Il retrouvera son entraîneur du peewee AA de la saison dernière, Jason Mitchell, qui dirigera cette équipe mise en place par Hockey Québec dans la foulée d’un projet-pilote.

L’entraîneur Jason Mitchell, devenu depuis peu un résidant de Boisbriand, n’a que de bons mots à l’endroit de son jeune protégé. «Par son attitude de boute-en-train, il est vite apprécié des joueurs qu’il côtoie. Il a un sens inné du hockey. C’est un pur-sang. Il est fort physiquement. Il peut être robuste et changer l’allure d’un match par ses qualités offensives et son intelligence sur la glace. Il a une touche de marqueur et un lancer du poignet plus puissant que bien des joueurs plus vieux que lui. Il veut tellement plaire qu’il excelle quand ça compte le plus», raconte de façon élogieuse l’entraîneur.

On peut comprendre maintenant pourquoi Jason Mitchell n’hésitait pas une seconde, l’hiver dernier, à faire appel à lui sur l’avantage numérique ou en situation corsée, quand son équipe tirait de l’arrière en fin de rencontre, que ce soit durant la saison régulière, les séries ou les tournois importants.

«Il est proactif et lorsqu’on lui explique qu’il n’exécute pas à la perfection ce qu’on lui demande et qu’il n’est pas sûr de bien comprendre, il n’hésite pas à poser des questions. Sa présence dans l’équipe du Québec est totalement justifiée. J’en suis très fier», confiait en entrevue Jason Mitchell pendant que Lucas Thiérus se dirigeait vers la Finlande.

Les Québécois ont marqué pas moins de 41 buts durant le tournoi tout en accordant seulement 8 filets à leurs adversaires. La formation provinciale a dirigé un grand total de 289 tirs sur la cage adverse en six matchs. Grâce au jeu défensif étanche de leurs coéquipiers, les gardiens québécois ont fait face à seulement 99 lancers durant la compétition. Ils n’ont cependant pas été en mesure de répéter l’exploit de l’équipe du Québec de 2011.

Lucas aurait évidemment encore plus apprécié d’avoir conquis l’or, comme ses prédécesseurs de l’an dernier. Parions que son talent et son comportement sur glace et hors glace lui procureront le «coffre d’outils» afin qu’il y parvienne dans un avenir pas si lointain, lors d’autres occasions similaires.

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