Au total, 11 clubs étaient en compétition à travers la province. Pointe-du-Lac et Haut-Richelieu ont pris le deuxième et le troisième rang.
«C’est un grand accomplissement», déclare l’entraîneur-chef Charles Mathys. Ça démontre qu’au fil des ans, on a été capables de recruter suffisamment d’athlètes, tant chez les filles que les garçons, et qu’ils n’ont pas été des figurants.»
Cycliste-entraîneur, Nicolas Londono a été l’une des têtes d’affiche du circuit cette année. Ce Rosemèrois a, entre autres, terminé deuxième au Championnat de l’Est, à Crabtree, et deuxième au classement cumulatif chez les 16 ans au Québec. «Je suis très fier de notre première place cette année. On a tellement travaillé fort pour y arriver, c’est génial», réagit l’élève de 4e secondaire à l’école Rive-Nord.
Le frère de Nicolas, Alejandro, s’est aussi démarqué. Dans la catégorie junior élite, l’athlète de 17 ans a fini en deuxième position du classement cumulatif québécois. Comme son frère, il occupe aussi la fonction d’entraîneur. «La saison a été excellente. Le fait d’avoir compté cette fois sur six entraîneurs au lieu de trois nous a aidés. Quand les conseils viennent de cyclistes d’expérience, qui connaissent bien le sport, ça passe mieux», indique Alejandro Londono.
Nette progression
Après cinq ans d’existence, le club fondé en 2006 récolte les fruits de nombreux efforts. Déjà l’an dernier, Cycle Max Racing avait terminé quatrième, après des années de misère dans les derniers rangs du classement.
«À l’origine, notre club comptait seulement deux cyclistes au début de l’été. À la fin de la saison, ce nombre avait grimpé à 11. Ce n’est rien à comparer à aujourd’hui, avec notre centaine de membres âgés de cinq ans à plus de 75 ans», explique Charles Mathys.
Du BMX jusqu’à 75 ans? Oui, parce qu’en plus d’un volet compétitif où les membres compétitionnent sur la scène provinciale et nationale, le club a aussi un volet local et régional, qui s’adresse à tous.
Pas de pistes pour s’entraîner
Les temps ont bien changé depuis les cinq dernières années. En plus de l’explosion du nombre de membres, les pionniers du club n’avaient pas de pistes pour s’entraîner, à leurs débuts. «On improvisait avec des bouts de terre qu’on piochait nous-mêmes», raconte l’entraîneur-chef.
Maintenant, deux pistes sont aménagées pour le club, une au parc Rivière-Nord de Saint-Eustache et une autre au parc René-Lévesque de Boisbriand.
Entraînement innovateur
Charles Mathys mentionne avoir été visionnaire dans sa façon de proposer l’entraînement en BMX. «Le BMX a comme historique une forte mentalité de moto-cross. Souvent, les athlètes s’entraînent seulement sur leur BMX, en piste, pour s’améliorer. J’ai modifié cette formule en donnant plus d’importance à la préparation physique, comme l’entraînement en gymnase et sur les pistes cyclables.»
«De plus, j’ai mis l’accent sur les techniques de BMX. Des entraînements ont eu lieu dans des conditions difficiles afin d’excéder ce à quoi les athlètes peuvent s’attendre en compétition», ajoute-t-il.
En quoi consiste une compétition de BMX?
«C’est très semblable à du patinage de vitesse courte piste, avec des qualifications et des éliminations, jusqu’à ce qu’il ne reste que huit cyclistes en finale», répond Charles Mathys.
«Une épreuve dure moins de 45 secondes, le temps d’un seul tour de piste. C’est du sprint jumelé à l’agilité. Le parcours est constitué à 65 % d’obstacles que les athlètes utilisent pour accélérer», indique le pilote du club champion.









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