Enviro Mille-Îles dépose ses propositions pour le développement du réseau cyclable

Caroline
Caroline d'Astous
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Rosemère

L’organisme Enviro Mille-Îles a déposé à la Ville de Rosemère un mémoire dans le cadre de la consultation publique pour le développement du réseau cyclable organisé par la municipalité, le 26 avril dernier, dans la salle du conseil municipal. Dans un document de 30 pages, les signataires, Gilles Guénette, Aline Hachey, Jacinthe Paquette, Louise Pelletier, Louis-Félix Tessier et Daniel Thériault présentent leurs visions et réflexions sur l’amélioration du réseau des pistes cyclables.

(Photo Michel Chartrand) Pour Enviro Mille-Îles, il importe que la Ville développe un réseau cyclable utilitaire, pour des raisons écologiques, afin que les utilisateurs puissent se déplacer facilement vers les différents pôles d’attraction de la

Le travail de réflexion pour l’élaboration du document a débuté il y a six mois, sous l’initiative d’Enviro Mille-Îles et un groupe de citoyen actif au sein de la municipalité. Dans le même sens, on se rappellera que l’organisme avait proposé à la Ville un plan pour améliorer son réseau cyclable. À l’époque, l’objectif poursuivi était de «favoriser l’utilisation des modes de transports alternatifs à la voiture et ainsi diminuer les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire de la MRC», peut-on lire dans le mémoire.

L’organisme est revenu à la charge à l’automne 2009 en demandant aux membres du conseil municipal de développer un réseau cyclable sur l’ensemble du territoire. Membre du comité de rédaction du mémoire, Louis-Félix Tessier s’est dit satisfait par la réponse de la municipalité. «La Ville vient de faire un pas dans la bonne direction. On a pu avoir une consultation publique ouverte aux idées pour le développement du réseau cyclable», mentionne-t-il.

Malgré la volonté de la Ville de développer un réseau cyclable sur l’ensemble de son territoire, Enviro Mille-Îles émet toutefois des réserves quant aux orientations et projets envisagés par l’administration Daneault. «La Ville veut surtout développer un réseau cyclable récréatif pour l’ensemble des citoyens. Ce que nous disons c’est qu’il est important de développer un réseau cyclable utilitaire pour des raisons écologiques. Que les utilisateurs du vélo puissent se déplacer facilement vers les différents pôles d’attraction de la ville», explique Louis-Félix Tessier.

Actuellement, il est difficile pour les cyclistes d’emprunter le boulevard du Curé-Labelle ou encore de la Grande-Côte pour des raisons de sécurité. Pour remédier à cette situation, Enviro Mille-Îles propose différentes solutions dont: abaisser la vitesse de circulation à 30 kilomètres sur l’ensemble de la Grande-Côte, aménager une chaussée désignée sur la rue Hertel, entre le chemin de la Grande-Côte et la rue du Golf, afin de proposer une alternative au boulevard du Curé-Labelle. «À partir de la montée Lesage, nous proposons un nouveau lien cyclable est-ouest qui aurait comme objectif de desservir la partie centrale de Rosemère», peut-on lire dans le mémoire. «Dans la partie ouest de la route 117, il n’y a pratiquement aucun réseau cyclable permettant le lien avec la partie est ou même avec le réseau cyclable de Boisbriand situé à proximité, sur la montée Sanche et le chemin de la Grande-Côte. Actuellement, les cyclistes empruntent le chemin de la Grande-Côte, en utilisant le plus souvent le trottoir par manque d’espace sur la chaussée, ce qui n’est pas sécuritaire ni pour les cyclistes, ni pour les piétons», dénonce Enviro Mille-Île dans son document.

Enviro Mille-Îles demande également à la Ville de faire des efforts pour installer des supports à vélo près des édifices et pôles économiques. De plus, l’organisme demande à la Ville de faire pression sur l’Agence métropolitaine de Montréal pour offrir de transporter des vélos à bord de la ligne de train Montréal/Blainville–Saint-Jérôme. «Nous avons effectué un minisondage auprès de 125 répondants. 77 % ne trouvent pas la pratique du cyclisme sécuritaire à Rosemère et 88 % n’estiment pas le réseau assez développé», de conclure Louis-Félix Tessier. Enviro Mille-Îles demande également à la Ville de mettre en place un comité citoyen consultatif sur le développement du réseau.

Organisations: Groupe de citoyen actif au sein, Daneault, Agence métropolitaine de Montréal

Lieux géographiques: Rosemère, Chemin de la Grande-Côte, Territoire de la MRC Boulevard du Curé-Labelle Rue Hertel Rue du Golf Montée Lesage Boisbriand Montée Sanche Montréal Saint-Jérôme

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