«Soixante-dix jeunes, un samedi au mois de mars, au Québec, c’est fort!», a exprimé vivement le grand Boisbriannais. Cette clinique avait pour but de permettre aux jeunes de s’améliorer, mais aussi d’amasser de l’argent afin de permettre à un groupe de 15 joueurs, dont 3 filles de 10 à 12 ans, de se rendre à New York en autobus, du 1er au 4 juillet, afin d’y disputer un match contre des joueurs new-yorkais.
Derek Aucoin a déjà emmené son équipe américaine en sol canadien, la saison passée, afin de disputer un match contre la formation de l’entraîneur en chef des Boisbriannais, Stéphane Leroux. «Derek a eu la générosité d’offrir ses services à l’Association du baseball de Boisbriand pour pouvoir amasser l’argent nécessaire afin d’envoyer des jeunes d’ici vivre une expérience unique à New York», raconte Leroux.
Avec cette rencontre devenue maintenant annuelle, l’ancien numéro 66 des Expos souhaite créer une habitude entre les deux associations. «J’aimerais créer le Challenge Coupe Can-Am qui se déroulerait annuellement entre les deux villes», a-t-il expliqué.
Le retour du balancier pour Aucoin
Derek Aucoin, qui est installé à New York depuis maintenant 10 ans et qui considère le Big Apple comme son chez-lui, n’a pas du tout hésité à se présenter à Boisbriand en fin de semaine passée. «Lors de la cérémonie du retrait de mon chandail et de la désignation du terrain du parc Charbonneau en mon nom, j’avais tellement été bien reçu que je voulais rendre la pareille. Je veux surtout aider l’organisation de Boisbriand à amasser le plus d’argent possible pour que les jeunes aient le plus beau voyage possible», a enchaîné le grand lanceur de six pieds, sept pouces.
L’ancien artilleur voit une progression au sein du baseball québécois et souhaite le développer encore plus. «Les gens d’ici ont le cœur à la bonne place, mais n’ont pas toujours accès à l’information, comparativement aux États-Unis, dit-il. Il faut aussi débuter l’enseignement très tôt, vers l’âge de 3 à 5 ans, afin de créer une culture du baseball au Québec.»
Derek avoue avoir une méthode d’enseignement simple, mais qui fonctionne. «Je n’ai rien inventé. Je reconnais les défauts des élans au bâton ou au monticule et j’apporte les ajustements pour que le jeune s’améliore et que le jeu du baseball soit plus amusant», a-t-il indiqué.
Le baseball à Boisbriand
Depuis environ six ans, les inscriptions à l’association de baseball de Boisbriand sont stables. «Nous avons la plus grosse organisation de la région avec environ 220 inscriptions par année», raconte le président de l’ABB, Raymond Cyr. En comparaison, dans les années où Derek Aucoin évoluait dans les rangs mineurs, l’organisation recevait en moyenne 900 inscriptions par année. «Dans le milieu des années 1980, un membre influent du hockey a suggéré l’idée aux jeunes de pratiquer le soccer pour améliorer leur jeu de pieds et le baseball a tranquillement été délaissé», a rappelé le président.
Une expérience unique
Tous les jeunes présents à la clinique de baseball de Boisbriand sont repartis du gymnase avec un large sourire et un bagage d’expérience exceptionnel.
«Les jeunes vivent, ce week-end, une expérience unique. En plus, l’équipe qui se dirigera à New York au début juillet vivra un voyage inoubliable», a lancé Raymond Cyr.
Gabrielle Fréchette, une des trois filles qui fera partie du groupe qui ira à New York et fille du vice-président, Pierre Fréchette, a adoré son stage et est fébrile à l’idée de visiter la grosse pomme. «J’ai surtout amélioré mon élan au bâton. J’ai vraiment hâte d’aller jouer aux États-Unis et de visiter la ville», a-t-elle conclu.
Derek Aucoin à Broisbriand pour une clinique de baseball
De la grande visite pour l’Association de baseball de Boisbriand
C’est à plus de 70 jeunes joueurs de baseball de Boisbriand et de la région que Derek Aucoin a prodigué ses conseils, la fin de semaine dernière à l’école Jean-Jacques Rousseau.
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