Ce géant de 7 pieds et 2 pouces aimerait réussir à faire avec son sport ce que Joey Saputo a fait avec le soccer. «Mais ce n’est pas facile de trouver de la visibilité dans une ville de hockey», a-t-il indiqué.
Le tour du monde
L’homme de 38 ans a fait le tour du monde en jouant au basket-ball. «J’ai gagné ma vie en jouant», insiste-t-il. Même s’il ne veut pas vivre avec des suppositions, on est en droit de se demander ce qu’il aurait pu lui arriver s’il avait découvert ce sport avant l’âge de 17 ans.
«J’ai toujours été attiré par ce sport, mais dans ma région (St-Jean-sur-le-Richelieu), il n’y avait pas d’équipe scolaire. Le volleyball était plus populaire», a-t-il raconté.
Une fois qu’on lui a mis un ballon orange dans les mains, c’était impossible de lui enlever. Il a joué au collégial avant de se tourner vers les universités américaines.
Plusieurs équipes de la NBA ont démontré de l’intérêt à son égard, en 1995, alors qu’il se prépare à participer à son premier camp, les joueurs déclenchent la grève.
«Ils ont ensuite commencé la saison en décembre, avec un camp d’une semaine, donc pas vraiment de place pour que les nouveaux joueurs fassent leur nom», analyse le Lorrain.
En 1997, une autre porte s’ouvre, mais se referme aussitôt parce qu’une autre grève vient tout gâcher. Il aura fait le tour du monde avec les Harlem Globe Trotters pendant un an.
Ensuite, il a joué à Porto-Rico, en Bolivie, en Colombie, à Taïwan, au Liban et au Québec avec le Royal et le Matrix. Entre-temps, il a porté les couleurs de l’équipe nationale.
Faire connaître le basket-ball
Depuis quatre ans, il parcourt le Québec pour donner des cliniques de basket-ball. D’ailleurs, il sera à Blainville, du 3 au 7 août, avec des jeunes de 12-17 ans, et à Rosemère, du 17 au 21, août pour les jeunes de 7 à 17 ans. Pour plus d’information, visitez son site Internet [www.pascalfleury.com].
«J’ai vu la différence entre le Québec et la France dans le développement du sport et il y a une grosse différence. Là-bas, ils peuvent compter sur un gymnase exclusivement pour le basket-ball, alors qu’ici, on n’a pratiquement pas d’infrastructures neuves. Les infrastructures, ici, doivent être construites par le privé, ou presque, alors qu’en France, c’est le gouvernement qui dote le pays de gymnase», dit-il.
La région compte parmi ses citoyens, un homme qui a du vécu dans le monde du basket-ball. Espérons que les maîtres d’œuvre du basket-ball dans la région ne joueront pas à l’autruche et profiteront de son expérience dans le monde du basket-ball.
Pascal Fleury veut redorer le blason de son sport
Basket-ball
On peut compter plusieurs Québécois qui ont gagné leur vie en jouant au hockey, mais combien peut-on en nommer qui ont fait pareil grâce au basket-ball? Le nombre est très limité, mais Pascal Fleury, installé depuis quatre ans à Lorraine, est l’un de ceux-là et maintenant qu’il a mis une croix sur sa carrière d’athlète, il veut redorer le blason du basket-ball au Québec.
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