Le Rosemèrois a gardé les choses simples, en fin de semaine, puisqu’il voulait s’assurer d’avoir assez d’énergie jusqu’à la fin. Vendredi, pendant que ses compagnons du cirque blanc s’entraînaient sur la piste du Mont Gabriel, il est demeuré au lit.
Le jour de la compétition, il a fait le strict minimum. Habituellement, il y va de trois descentes d’entraînement avant de prendre part à la qualification. Cette fois, il s’est limité à une. Il a l’habitude d’en mettre plein la vue avec des sauts spectaculaires, mais cette année, il a été forcé de faire les choses simplement. «Je n’ai rien changé à mon haut de parcours, mais j’ai seulement fait un back flip au deuxième saut, pour être sûr d’avoir assez d’énergie pour demeurer sur mes jambes», a-t-il mentionné.
Après la matinée, il occupait le septième rang, ce qui serait suffisant pour passer à la ronde ultime, puisque les 16 premiers y accédaient.
Après ses deux descentes d’entraînement qui précédaient la plus importante de la journée, il est allé se réchauffer dans la maison des patrouilleurs. Bien malgré lui, il en a profité pour faire une sieste. Heureusement, il a rouvert les yeux, alors qu’il ne restait que six skieurs à passer avant lui.
«J’ai encore fait une petite erreur à mon atterrissage, en bas de parcours, mais ç’a moins paru qu’en qualifications», a poursuivi le protégé de Dominick Gauthier.
Un podium historique
Depuis le tout début de la discipline des bosses, le Québec fait figure de force incontestée dans le monde du ski acrobatique quand vient le temps de parler des bosses. Le Mont Gabriel a été le théâtre d’une journée historique, samedi.
Les spectateurs ont pu assister au premier triplé québécois, alors que Vincent Marquis, Alexandre Bilodeau et Pierre-Alexandre Rousseau sont respectivement montés sur les première, deuxième et troisième marches du podium.
«On a commencé à y songer l’année dernière, mais c’est vraiment incroyable de pouvoir réaliser un triplé historique chez nous, se réjouit Bilodeau. Nous avons permis à nos parents, amis et fans de vivre ce moment privilégié avec nous.»
Le maillot jaune
Il s’agissait de la deuxième compétition de la saison et Bilodeau a mérité sa deuxième médaille d’argent consécutive, si bien qu’il se retrouve avec le maillot jaune, qu’il partage avec le Drummondvillois Pierre-Alexandre Rousseau. Demain (jeudi), il sera de retour en piste pour la compétition de Deer Valley, dans l’Utah. Il aura l’occasion de s’emparer du fameux maillot pour lui seul.
«Je skie vraiment bien en entraînement et ça se reflète en compétition, même si je n’ai pas été au sommet de ma forme depuis le début de la saison», de dire encore Bilodeau.
Rappelons qu’un mois avant d’entamer son année, il a été victime d’une fracture au pied. Il semble qu’il reprend du mieux depuis son arrivée au pays de l’Oncle Sam. «Je ne suis pas encore au sommet de ma forme, mais je la retrouve peu à peu, a-t-il indiqué, trois jours avant la compétition. Nous allons être en action jeudi, mais aussi samedi, pour un duel.»
Grippé, Alexandre Bilodeau marque l’histoire
Si c’est dans l’adversité qu’on forme les champions, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Alexandre Bilodeau a prouvé qu’il était de cette trempe, ce week-end, en méritant l’argent, au Mont Gabriel, alors qu’il avait peine à demeure
Coupe du monde de ski acrobatique
Affaibli par un virus, Alexandre Bilodeau se demandait s’il allait être en mesure de prendre part à la Coupe du monde du Mont Gabriel. Il a réussi à trouver de l’énergie, nul ne sait où, mais ce fut suffisant pour grimper sur la deuxième marche d’un podium historique et ainsi se porter acquéreur du maillot jaune pour la première fois de sa carrière.
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