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Christiane Clément et Fanny Bigras: une amitié qui a pris naissance dans la différence

(Photo Michel Chartrand)
Fanny Bigras et sa marraine, Christiane Clément, que l’on voit accompagnées de la directrice de l’organisme, Ginette Ouimet.

(Photo Michel Chartrand) Fanny Bigras et sa marraine, Christiane Clément, que l’on voit accompagnées de la directrice de l’organisme, Ginette Ouimet.

Valérie Schmaltz
Publié le 22 Septembre 2009
Publié le 17 Juin 2010
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Parrainage civique des Basses-Laurentides

Il y a des amitiés qui naissent spontanément, d’autres qui se bâtissent sur des mois, voire des années, et d’autres qui se tissent par le biais d’organismes, comme le Parrainage civique des Basses-Laurentides, par exemple.

Sujets :
Laurentides , Deux-Montagnes

Cette association qui favorise, par le jumelage d’un parrain ou d’une marraine, l’intégration d’une personne vivant avec une incapacité intellectuelle demeure unique pour quiconque recherche un rapport humain, social et authentique. «Je connais ma filleule, Fanny Bigras, depuis maintenant quatre mois et nous faisons de nombreuses activités ensemble. Pour tout vous dire, j’ai même l’impression que l’on se connaît depuis des années», souligne la marraine de Fanny, Christiane Clément, de Deux-Montagnes. À raison d’une fois par semaine, Christiane emmène sa filleule au cinéma, au resto ou encore organise avec elle quelques activités bien spécifiques, telles que visites de lieux touristiques, cueillette de petits fruits, et même plus conviviales, des soupers concoctés chez l’une ou l’autre. «On s’appelle aussi deux ou trois fois par semaine», ajoute Mme Clément en souriant.

Pour Fanny, cette amitié est significative, puisque c’est la seule qu’elle connaît. En plus de l’expérimenter, elle apprend aussi l’importance de la réciprocité entre elle et sa marraine ainsi que le respect de la relation d’amitié. Intégrée au sein de la famille de Christiane, Fanny a appris à connaître également la fille de 22 ans de sa marraine ainsi que son petit ami. De plus, elle a été invitée à partager une activité familiale avec sa marraine, le camping cet été. «Par expérience, le jumelage entre un(e) filleul(e) et son parrain ou sa marraine est quelque chose qui se prolonge dans le temps. Nous avons des amitiés qui durent depuis 18 ans», d’affirmer la directrice générale du Parrainage civique des Basses-Laurentides, Ginette Ouimet.

Devenir parrain ou marraine

N’entre pas qui veut au Parrainage civique des Basses-Laurentides. Le processus est très sévère et le bénévole est soumis à une enquête en bonne et due forme. Le jumelage se fait par centres d’intérêt commun et le bénévole ne choisit pas son filleul. La tâche de les réunir incombe à la direction de l’organisme. «Actuellement, nous avons 50 jumelages actifs. Il en reste 40 à pourvoir, de mentionner Mme Ouimet. Les âges varient de 13 à 68 ans. Ce sont autant d’hommes que de femmes. Je tiens à préciser toutefois que le parrainage unit les gens de même sexe.»

Fait à signaler, les jeunes de 18 à 30 ans et les 50 ans et plus sont les plus enclins à devenir parrains ou marraines.

Si vous désirez vous impliquer, composez le 450-430-8177, ou visitez le site [www.parrainagecivique.ca].

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