Plus hôpital qu’animal



(Photo Michel Chartrand)
L’entreprise étudie le «comportement» de prothèses cardiaques sur des animaux en vue d’une éventuelle utilisation chez les humains. Les conditions de pratique et l’environnement de travail doivent donc respecter des nor

(Photo Michel Chartrand) L’entreprise étudie le «comportement» de prothèses cardiaques sur des animaux en vue d’une éventuelle utilisation chez les humains. Les conditions de pratique et l’environnement de travail doivent donc respecter des nor

Dany Cloutier
Publié le 14 Mai 2010
Publié le 17 Juin 2010
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Visite des installations d’AccelLAB de Boisbriand

Force est de constater que le centre de recherche d’AccelLAB situé sur le boulevard Lionel-Bertrand, à Boisbriand, est loin des installations agricoles communes.

Sujets :
Chemin de la Rivière-Cachée , Boulevard Lionel-Bertrand , Pologne

Premièrement, de l’extérieur, rien ne laisse douter de la présence d’animaux. Ensuite, à l’exception de l’animalerie en tant que telle, aucune odeur d’animal ne filtre dans les locaux de l’entreprise. Ces animaleries sont composées de salles fermées hermétiquement, où les animaux sont installés dans des enclos individuels nettoyés quotidiennement. Encore là, il faut l’avouer, l’odeur de ces salles en tant que telle n’a rien à voir avec l’intérieur des porcheries. Tout cela réside dans les mesures d’hygiène prises par l’entreprise. «Le secret, c’est un nettoyage impeccable», explique le cardiologue Guy Leclerc, président de l’entreprise. Le laboratoire que projette d’implanter AccelLab sur le chemin de la Rivière-Cachée sera équipé de salles du même genre que celles qui sont déjà présentes à ses locaux du boulevard Lionel-Bertrand, et qui comportent chacun de 33 à 35 bêtes.

Le mandat d’AccelLAB

Rappelons-le, AccelLAB étudie le «comportement» de prothèses cardiaques sur des animaux en vue d’une éventuelle utilisation chez les humains, donc pour une utilisation dans des milieux hospitaliers. Les conditions de pratique et l’environnement de travail doivent donc respecter des normes strictes. Plus précisément, AccelLab réalise des études à la demande de fabricants d’endoprothèses vasculaires, communément appelés stents. Au moment de faire l’entrevue, des clients de la Pologne étaient en visite dans les bureaux de l’entreprise.

AccelLAB est chargé d’homologuer, auprès des autorités de la santé américaines et canadiennes, des produits d’entreprises d’un peu partout dans le monde en les testant sur des animaux. Au cours de la visite, le docteur Leclerc l’a bien rappelé: «Il n’y a pas d’innovation chez l’humain sans passer par un laboratoire comme ici», dit-il.

Le laboratoire possède des installations chirurgicales et d’angiographie digitale dédiées à la recherche préclinique. AccelLAB possède entre autres des salles d’opération, d’examen et un système d'imagerie par résonance magnétique. «Notre appareil de résonance magnétique nous permet de voir le résultat, nous aide à évaluer des paramètres spécifiques au cœur», explique le docteur Leclerc. Il est identique à l’appareil utilisé à Sainte-Justine et à Maisonneuve-Rosemont.

Les principaux types d’études offertes par l’entreprise sont dans les domaines cardiovasculaire, neurovasculaire et de guérisons de plaies. «Nous analysons les tissus au microscope pour voir si la réaction des tissus est acceptable», explique le docteur Leclerc, notamment pour vérifier la présence d’inflammation et de caillots.

Les implants médicaux ont permis de grands progrès en médecine. «Nous évaluons de nouvelles prothèses en polymère qui sont implantées, puis prennent trois mois à se dégrader, explique le docteur Leclerc. Les firmes les plus avancées au monde travaillent ici.»

Pour reproduire un environnement hospitalier, le laboratoire d’AccelLAB comporte aussi des locaux et équipements dédiés à l’analyse du sang, une salle de réveil pour les animaux et d’autres laboratoires d’analyse.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Mme Côté
    - 17 Juin 2010 à 15:23:30

    RIEN ne nous garantit, malgré les questions posées à la Mairesse, que la Ville est en mesure de fournir la quantité d'eau, qui sera nécessaire pour garder les laboratoires propres comme AcceLab le dit. QUI VA PAYER LA NOTE LORSQUE NOUS DEVRONS REFAIRE LES INFRASTRUCTURES? C'EST NOUS Citoyens et Citoyennes de Boisbriand, comme cela a été le cas à Sherbrooke? C’EST 850 ANIMAUX ET NON 400 PORCS. IL Y AURA AUSSI 100 CHIENS DE LABORATOIRE •LES PLANS MONTRENT UNE CAPACITÉ DE 1800 ANIMAUX. 5 ANIMALERIES (4 DE 400 ET UNE DE 200) Ça en prend de l'eau pour garder ça propre propre propre. Pensez-y AVANT, car APRES il sera trop tard. Soyez au rendez-vous le 31 mai avec la Mairesse et le 1er juin au Conseil Municipal. visiter http://map850.com/

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