Voilà comment l’un des participants au groupe d’alphabétisation populaire fondé en 1995, dans les Basses-Laurentides, décrivait le comité Sensibilité Alpha, qui lui a permis de surmonter cette ultime difficulté de notre société moderne: la nécessité de savoir lire et écrire.
Et ne croyez surtout pas que leur problème est marginal, puisqu’on dénombre plus d’un million de personnes, au Québec, incapables de faire ce que ces six adhérents à la Maison des mots ont désormais appris, soit écrire une simple histoire à partir de leur problème, en mettant en œuvre la solution dans l’approche dite reflect.
La solution à leurs difficultés, c’est bien évidemment l’alphabétisation, mais l’approche reflect se fait dans une optique de changement social, qui vise à créer un espace convivial pour les participants, afin de favoriser la communication à travers des discussions sur les sujets importants de leur vie.
En fait, on ne peut acquérir une connaissance aussi fondamentale que l’écriture sans opérer un changement chez la personne, et c’est cette approche globale que l’on met en œuvre à la Maison des mots.
On a donc planté l’arbre sur la Place du Village afin de commémorer ce groupe uni dans l’apprentissage de la langue. «À la Maison des mots, nous utilisons beaucoup de papier, de témoigner un étudiant. Nous voulons faire un geste symbolique en redonnant à la nature ce que nous lui prenons.»
Puis, nous fûmes invités à passer par la salle du conseil où le groupe donnait une courte représentation d’une pièce qu’il a produite, et qui traitait justement du problème de l’alphabétisation en milieu de travail. Rassurez-vous, l’histoire se termine bien, puisqu’il y a la Maison des mots.
C’est donc une année de travail, à raison d’une rencontre par semaine, qui menait à la production de la pièce créée et jouée par Diane Sagala, Luce Lafrenière, Alain Carrier, Stéphane Dugas et Jacqueline Lemieux. L’appui de Centraide a été nécessaire et il leur en restera un très joli photo-roman, témoin de leur passage au sein du comité Sensibilité Alpha.
Il faut mentionner qu’ils ont aussi écrit à la mairesse Sylvie Surprenant, dans leur démarche d’apprentissage, pour signifier leur intention de planter un arbre, et ce, toujours sous la supervision de la formatrice Manon Corbeil.
Si vous connaissez une personne pour qui l’écriture et la lecture posent problème, alors peut-être devriez-vous lui conseiller de téléphoner au 450-434-9593, là où on lui permettra d’apprendre autrement.
Sachez que la Maison des mots fait toutefois relâche à partir de la fin juin et jusqu’à la fin août.
Un arbre pour la Maison des mots
(Photo Michel Chartrand) Autour de l’arbre à mots, nous retrouvons Alain Carrier, participant au comité Sensibilité Alpha, le conseiller municipal Luc Vézina, la participante Diane Sagala et la formatrice Manon Corbeil, l’attachée politique du d
La nécessité de savoir lire et écrire
«À la Maison des mots, nous apprenons, nous créons des liens, nous évoluons. C’est la même chose pour un arbre. Il s’enracine, il grandit, il fait des fleurs…»
- Nombre de fois lu : 332
- Coter
- Haut de page



.gif)