«Il y a un problème avec l’adaptation scolaire, à la CSSMI, et la Commission scolaire fait comme si tout allait bien. Depuis l’automne, c’est rendu difficile pour les parents de vous faire confiance (les commissaires scolaires). Plus on pose des questions, moins les réponses sont claires. C’est bien simple: la CSSMI nous a abandonnés et abandonne ses élèves en difficulté», exprime Michel Melançon, porte-parole du comité de parents qui se sont regroupés pour intensifier la pression et les revendications.
Pour les parents des élèves en difficulté d’apprentissage, il est clair que les nouvelles orientations de la CSSMI à l’égard de l’offre de services de professionnels ont eu pour impact de diluer les services auprès de cette clientèle. «L’enseignant doit devenir un chef d’orchestre. Il doit tout faire et il n’est pas supporté par une équipe de professionnels», dénonce Michel Melançon.
Depuis la rentrée scolaire de 2009-2010, la CSSMI a décidé de revoir son offre de services en matière d’intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières et de soutien des professionnels. Le but: offrir de l’aide professionnelle à l’ensemble des élèves. Pour les parents d’élèves en difficulté, la modification de la charge de travail des professionnels a eu pour impact de réduire le soutien auprès de cette clientèle. «Vous avez saupoudré partout sur le territoire de la Commission scolaire. Malgré les 3 millions supplémentaires que vous dites avoir injectés, les services ont diminué», de poursuivre le porte-parole des parents.
Selon les parents, les professionnels n’ont plus le temps nécessaire pour travailler avec les élèves en difficulté. «Les professionnels viennent une heure par semaine dans une classe à effectifs réduits. Ça frise l’arrogance et le ridicule. La CSSMI a laissé tomber les classes à effectifs réduits et le service à cette clientèle», accuse le porte-parole.
Réactions de la CSSMI
Du côté de la CSSMI, la réplique est venue du directeur des finances, Daniel Trempe. Selon les chiffres dévoilés, la CSSMI reçoit 53 millions du ministère de l’Éducation. De ce montant, 3 millions supplémentaires sont ajoutés pour les services aux élèves en difficulté. Le budget est séparé de façon à payer le salaire des enseignants, de 40 professionnels et de 90 techniciens, alors qu’un montant de 278 000 $ est injecté dans les écoles pour soutenir les élèves en difficulté.
De cette somme, pour chaque élève en difficulté intégré dans un groupe régulier, la CSSMI verse 197 $ au budget de l’école, comparativement à 52 $ si l’élève est dans une classe à effectifs réduits, où l’on retrouve un enseignant pour 12 élèves. «Les orientations de la CSSMI suivent celles de la ministre de l’Éducation concernant les élèves en difficulté. Peut-être qu’il suffirait d’ouvrir le débat au niveau de la société, comme pour le financement des hôpitaux», mentionne le directeur des finances.
Les parents réclament plus de services pour les élèves en difficulté
(Photo Michel Chartrand) Plusieurs parents se sont déplacés pour assister à la séance des commissaires de la CSSMI afin de dénoncer les coupures dans les services professionnels auprès des élèves en difficulté: Nathalie Plamondon, Sandrine Charle
Séance du conseil des commissaires de la CSSMI
Depuis le mois de novembre 2009, les parents des élèves en difficulté se déplacent massivement au conseil des commissaires de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-îles (CSSMI) pour se faire entendre. Leurs revendications: l’ajout de services de professionnels spécialisés et l’augmentation du nombre de classes à effectifs réduits sur l’ensemble du territoire de la CSSMI.
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Commentaires
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- Michel Mélançon (regroupement des parents pour le maintien des services spécialisés)
- - 17 Juin 2010 à 15:23:30
L'avenir des services spécialisés dans les classes spécialisés se joue maintenant et il est important pour tous de questionner nos directions d'école et de savoir exactement ce qui va se passer pour la prochaine année scolaire. Pour les parents qui ont des enfants en classes spécialisés, il est temps de suivre ce dossier, car les services de spécialistes auprès de vos enfants sont déjà grandement amputés et l'avenir n'annonce rien de bon selon ce que l'on apprend de la CSSMI.
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- charlet sandrine
- - 17 Juin 2010 à 15:23:30
Que dire si ce n'est bravo!!! Le regroupement de parents, par ses questions ciblées, à su obtenir le vrai sens à toute cette comédie..c'est une question d'argent..le mot incitatif à l'intégration à été dit....oh oui. Mis le regret, c'est que malgré tout, la CSSMI ne peut justifier le manque de service ni au régulier, ni en classe langage...grrrr!! Ils pensent que notre lutte va nous user, mais qu'ils sachent bien que même si ce ne sont pas toujours les mêmes parents qui dénoncent, nous représentons tous les parents qui veulent des réponses... et surtout plus de services pour leurs enfants. beaucoup de professeurs faisaient entendre leur voix ce jour là, et nous avions étrangement le même discours, alors encore une fois, pourquoi ne pas agir?
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- Nancy young(fait partie du regroupement des parents pour le maintien des services
- - 17 Juin 2010 à 15:23:30
Je ne comprend pas pourquoi ils ne font rien!!!C'est clair!!!L'argent qu'ils ne mettent pas là, comme société, ils vont le mettre plus tard de toute façon. Nous, les parents, voulons essayer d'en faire des contribuables un jour, de sorte qu'ils puissent peut-être se faire une vie!!



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Des fois on se demande pourquoi les gens se tourne vers les écoles privée. C'est simple, dans le privée tu paie pour un service et si tu ne l'as pas tu vas ailleurs, dans le publique aussi tu paie pour un service.... mais si tu ne l'as pas et bien tu es mal pris.