Or, tout ne s’est pas passé comme prévu. Après trois jours à visiter Port-au-Prince avec un ami policier alors en mission de paix en Haïti, Caroline est arrivée à Montrouis le 10 janvier 2010. Deux jours avant le séisme. «Quand j’ai quitté Port-au-Prince, mon ami trouvait que je n’avais pas assez d’argent sur moi ni de nourriture. En Haïti, tout peut arriver, m’a-t-il dit», se rappelle-t-elle. En quittant Port-au-Prince, elle a donc retiré plus d’argent et fait des provisions à l’épicerie. Une décision salutaire pour la suite des choses. «Depuis, je l’appelle mon ange gardien», souffle-t-elle.
Puis, le 12 janvier 2010, à 16 h 45, la terre s’est mise à trembler, violemment, incontrôlable. «J’étais à l’intérieur de l’école à ce moment», relate-t-elle. Le soir même, alors que le chaos s’installe en Haïti, un ami de Caroline contacte Le Devoir pour les informer qu’une journaliste indépendante se trouve là-bas. Suivront 12 textes publiés dans le quotidien, tous signés par notre collègue Caroline d’Astous.
Rebâtir Haïti, un village à la fois
Une semaine après le séisme, les sinistrés en quête d’un endroit où habiter ont commencé à affluer à Montrouis. «Avec un ami, André Ricard, d’Ingénieurs sans frontière, on a décidé de transformer l’école de Montrouis en refuge. Présentement, ils sont 200 personnes à dormir là-bas», dévoile-t-elle. Grâce à une aide financière reçue d’un groupe d’expropriés de Mirabel, ils ont pu nourrir ces gens. «Nous avons gardé 4 000 $ sur les 6 000 $ reçus pour un projet de construction. Nous voulons créer un village pour ces gens avec un vrai plan de développement. Une sorte de micro-économie avec des maisonnettes, une boulangerie, un poulailler. L’idée, c’est que le projet vive ensuite de lui-même», explique-t-elle.
Si son partenaire compte retourner en Haïti sous peu, c’est à distance qu’elle travaillera sur ce projet, notamment en cherchant des partenaires, des entreprises ou des organismes prêts à s’investir, en temps, en argent ou en expertise. «C’est drôle parce qu’avant mon départ pour Haïti, je me disais que je voulais que ce voyage me serve de tremplin dans mon rêve de faire du journalisme international, même si jamais je n’aurais pu prévoir ce qui s’est passé. Je sais maintenant que j’ai l’étoffe pour le faire. À moi maintenant d’aller de l’avant. Ce sera mon défi de la prochaine année», termine-t-elle.
Pour en savoir davantage sur le projet de village à Montrouis, visitez le site Web www.ecolehaiti.org ou contactez directement Caroline d’Astous via son adresse courriel, à dastous.caroline@gmail.com.
Le défi humanitaire de Caroline d’Astous
(Photo Michel Chartrand) De retour d’Haïti depuis la fin janvier, Caroline d’Astous espère pouvoir mettre davantage à profit son expérience afin de servir d’autres causes à l’échelle internationale.
En voyage en Haïti au moment du séisme
Le 4 janvier dernier, Caroline d’Astous s’envolait à destination d’Haïti pour un voyage humanitaire. «J’avais choisi Haïti pour retrouver un peu l’allure de l’Afrique, le même rythme de vie que j’avais connu lors de mes voyages au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso. Je devais passer un mois à l’école mixte de la foi, à Montrouis, un petit village situé à environ 60 kilomètres de Port-au-Prince», débute-t-elle. Sa mission? Aider ces gens et les supporter dans leur gestion de projets.
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Commentaires
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- Section Laurentides de la FPJQ
- - 17 Juin 2010 à 11:39:32
La section Laurentides de la FPJQ invite le public, et particulièrement les journalistes de la région, à s’entretenir avec la journaliste Caroline D’Astous, lors d’une conférence qu’elle donnera le mercredi 24 mars, à 19 heures, à la Maison Lachaîne, située au 37, rue Blainville Ouest, à Sainte-Thérèse. Celle-ci viendra nous entretenir de son expérience en tant qu’humaine et journaliste à la suite du séisme survenu en janvier dernier, en Haïti, tandis qu’elle s’y trouvait pour une expérience humanitaire. La reporter profitera de sa conférence pour présenter des photos qu’elle a prises durant son séjour. La section invitera les participants à faire un don volontaire qui sera remis à la Croix-Rouge pour les sinistrés du tremblement de terre. Information: jhaspeck@videotron.ca









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