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Les enseignants interpellent les commissaires sur la réalité dans les classes



(Photo Michel Chartrand)
La présidente du syndicat de l’enseignement au primaire, Johanne Bertrand, a joint sa voix aux autres enseignants en demandant une meilleure ouverture de la CSSMI à l’égard de la réalité dans les classes.

(Photo Michel Chartrand) La présidente du syndicat de l’enseignement au primaire, Johanne Bertrand, a joint sa voix aux autres enseignants en demandant une meilleure ouverture de la CSSMI à l’égard de la réalité dans les classes.

Caroline d'Astous
Publié le 1 Juin 2010
Publié le 17 Juin 2010
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Séance du conseil de la CSSMI

L’atmosphère était pour le moins survoltée lors de la dernière séance du conseil des commissaires de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI), le 25 mai dernier. Contrairement aux habitudes, la séance s’est tenue dans le hall d’entrée du Centre de formation des Nouvelles-Technologies, puisqu’il fallait être en mesure d’accueillir l’ensemble des personnes désirant prendre la parole et assister à la séance. Ainsi, un peu plus d’une cinquantaine d’enseignants, essentiellement du primaire, des parents d’élèves en difficulté, et des professionnels se sont déplacés afin de faire entendre leur voix.

Sujets :
Conseil de la CSSMI , Fédération autonome , Syndicat des enseignants du secondaire des Basses-Laurentides , Québec

Premier à prendre la parole, le vice-président du syndicat des enseignants au primaire, Michel Paquette, est revenu à la charge sur le dossier des négociations collectives. Depuis plusieurs mois, les deux syndicats, primaire et secondaire, interpellent les commissaires afin qu’ils prennent position dans le dossier des négociations collectives. «Je suis membre de la Fédération autonome de l’enseignement et je suis capable de le dire, il y a des choses qui se négocient à Québec avec lesquelles je ne suis pas d’accord. Et je ne comprends pas que la CSSMI signe un chèque en blanc et ne dise pas un mot sur ce qui se passe à la table de négociation», dénonce Michel Paquette.

Revenant à la charge dans le dossier de l’offre de services pour les élèves en difficulté, le vice-président du syndicat des enseignants du primaire a interrogé la CSSMI sur la fermeture annoncée de certaines classes à effectifs réduits. «La CSSMI indique qu’elle investit pour aider les élèves en difficulté. N’y a-t-il pas une contradiction entre la réalité et les affirmations? En 2006, il y avait 17 classes. On est passé à 16 en 2007, 14 en 2008, puis 11 en 2009. Et en 2010, il y aura 7 classes. Est-ce vrai que l’on peut parler d’une baisse de services?» a questionné Michel Paquette, recevant les applaudissements de ses pairs.

La réalité dans les classes

Afin de répondre à une demande de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, qui invitait les enseignants à lui envoyer des témoignages sur la réalité dans les classes, des enseignants du primaire ont décidé de répondre à la requête. Successivement, plusieurs enseignants sont venus lire leur récit aux commissaires. Dans la majorité des cas, on retrouvait des classes avec des élèves en difficulté d’apprentissage et psychologique, où l’enseignant ne recevait pas le soutien de professionnels pour l’aider à alléger sa tâche. Des cas d’épuisement professionnel et de remise en question sortaient de ces histoires. «Nous avons reçu un nombre considérable de témoignages d’enseignants épuisés», a indiqué Joanne Bertrand, présidente des enseignants au primaire.

Pour sa part, le président du Syndicat des enseignants du secondaire des Basses-Laurentides, Martin Lauzon, a questionné les commissaires sur la violence dans les écoles. Selon les données du syndicat, il semble que 85 % des enseignants se disent victimes de violence. «Quel est le plan pour vaincre la violence à la CSSMI?» a-t-il demandé.

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