La cause qui soulève toujours l’espoir de guérison parmi les gens atteints de paraplégie s’accompagnait également d’une bonne dose d’optimisme grâce à la recherche et aux percées médicales de plus en plus importantes. Témoignages et messages ont donc agrémenté le menu du Club de golf Le Blainvillier, le jeudi matin 9 décembre.
Sur place, Steven Finn, ex-hockeyeur de la LNH, François Landreville, préparateur physique de LNH, et le Dr Jean Ouellet, en remplacement de Marc-André Émond, un jeune garçon victime d’un accident grave à la colonne vertébrale.
Premier à prendre la parole, le Dr Ouellet, celui-là même qui a opéré le jeune Marc-André Émond, 15 ans, alors victime d’une mise en échec pendant une partie de hockey. «Marc-André est entré tête première dans la bande. Il a perdu ses sensations dans les jambes immédiatement, explique le spécialiste. Il avait des fractures au niveau du cou.»
Les différences sont majeures entre les années 1980 et aujourd’hui. Alors que l’on ignorait que la moelle épinière avait besoin d’être oxygénée dans les heures qui suivent une blessure, la recherche médicale a permis également de mettre de l’avant une nouvelle approche avec les cellules souches. En effet, il semblerait que ces dernières (lorsqu’injectées) auraient la capacité de se régénérer, voire guérir la moelle épinière. Par ailleurs, il a été également observé que le réflexe de marcher ne proviendrait pas uniquement du cerveau.
«En suspendant le patient sur un tapis roulant, on stimule le réflexe de marcher», rapporte le Dr Ouellet.
François Landreville
Quant au deuxième intervenant, François Landreville, ce dernier s’est entretenu sur l’importance d’éduquer les jeunes et leurs parents au respect sur la glace. Citant quelques exemples de joueurs ayant subi maintes commotions cérébrales, l’entraîneur rajoute en affirmant que ce genre de blessure peut mettre fin à une carrière ou à une vie.
«Lorsqu’on reçoit un coup à la tête, les répercussions peuvent survenir jusqu’à deux semaines après l’impact», dit-il. La recherche se fait actuellement au niveau des casques, comment en améliorer l’efficacité. Pour moi, ce n’est pas une solution, je crois plutôt au respect sur la glace.»
Steven Finn
«Bien que j’aie été le joueur le plus puni chez les Nordiques, je n’ai jamais été suspendu, a pour sa part affirmé Steven Finn, déclenchant une cascade de rires chez les gens d’affaires. J’ai toujours eu beaucoup de respect pour mes adversaires.»
Le ton était lancé pour cet ancien joueur de hockey aujourd’hui converti en conférencier. En profond désaccord avec les techniques d’intimidation et de robustesse que l’on retrouve au hockey, Steven Finn justifie ces méthodes par une incapacité à se départir de l’influence des années 1970.
Puis, il a terminé son allocution par diverses références sur le succès et la réussite personnelle. À la fois observateur et analyste du monde qui l’entoure, Steven Finn a conclu son discours en affirmant qu’avec de la discipline et de la détermination, on s’assure le succès.









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