Un geste de solidarité envers la population du Chili



(Photo Michel Chartrand)
Jaime Pinto, président de l’Association hispanophone de Laval et de la couronne nord.

(Photo Michel Chartrand) Jaime Pinto, président de l’Association hispanophone de Laval et de la couronne nord.

Caroline d'Astous
Publié le 19 Mars 2010
Publié le 17 Juin 2010
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Association hispanophone de Laval et de la couronne nord

Le président de l’Assocation hispanophone de Laval et de la couronne nord, Jaime Pinto, lance un cri du cœur et un appel à la solidarité envers la population québécoise après le terrible tremblement de terre qui a ravagé une partie de la côte du Chili, le 27 février dernier. Ce sinistre est le plus important que le pays ait jamais enregistré. En effet, le violent tremblement de terre avait une magnitude de 8,8 à l’échelle de Richter.

Sujets :
Association hispanophone de Laval , Université du Chili , Chili , Québec , Concepción

La secousse a provoqué de nombreux dégâts. Sur le territoire, des ponts se sont effondrés, des routes se sont éventrées, et des bâtiments se sont écroulés. Le séisme est survenu à 3 h 34 du matin, heure locale. Son épicentre a été localisé à une profondeur de 35 kilomètres dans l’océan Pacifique, à 115 kilomètres de la ville de Concepción. Deux cent mille habitants vivent dans cette localité. «Les gens ont peur. Ils ne veulent pas entrer dormir dans les maisons. La situation est pénible là-bas», explique Jaime Pinto.

Pour le président de l’Association hispanophone, il est primordial que le séisme qui a ravagé le Chili ne passe pas inaperçu au sein de la population du Québec. «Le tremblement de terre du Chili est beaucoup plus puissant que celui d’Haïti. Les gens ont eu peur. Il y a également beaucoup de besoins au sein de la population», souligne Jaime Pinto, visiblement secoué par l’évènement.

Originaire du Chili, le président de l’Association hispanophone a trouvé refuge au Québec dans les années 1970, à l’époque du commencement du règne de l’ancien président du Chili, Augusto Pinochet. «À l’époque, on avait peur des représailles de l’État. On ne pouvait pas parler de politique», dit-il, sourire en coin.

Professeur à l’Université du Chili en administration, Jaime Pinto est venu au Québec avec sa femme et ses six enfants. «J’avais 60 $ dans les poches et je ne parlais pas le français. J’ai dû apprendre pour comprendre et parler avec les gens», dit-il, se présentant comme un immigrant bien établi.

Afin d’aider l’intégration des nouveaux arrivants hispanophones, Jaime Pinto a créé, en 1994, l’Association hispanophone. Son but: aider à l’intégration des nouveaux venus et œuvrer à la diffusion de la culture et de la langue espagnole. «Nous organisons plusieurs activités pendant l’année, dont des expositions artistiques, des rencontres en plein air. Nous avons également des activités éducatives pour pratiquer le français et l’espagnol», explique le président de l’Association, indiquant que ces activités sont connues aux quatre coins du Québec par la communauté hispanophone.

Pour le tremblement de terre qui a frappé le Chili, les citoyens des Basses-Laurentides sont invités à faire une contribution financière par l’entremise de l’Association. «Les gens au Chili ont besoin de dons financiers pour la reconstruction et l’achat de matériaux», explique-t-il. Pour plus de détails sur les activités et la mission de l’Association hispanophone de Laval et la couronne nord, vous pouvez fureter sur le Web, à l’adresse www.hispanolaval.com.

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