Les employés: le véritable capital d’une entreprise



(Photo Michel Chartrand)
Pierre Marc Tremblay, président et chef de la direction des restaurants Pacini.

(Photo Michel Chartrand) Pierre Marc Tremblay, président et chef de la direction des restaurants Pacini.

Publié le 26 Février 2010
Publié le 17 Juin 2010
Jean-François Carignan RSS Feed

Pierre Marc Tremblay à la CCITB

Dans une très grande majorité des cas, c’est l’impératif financier qui dicte les stratégies de gestion et d’investissement des entreprises. Pour Pierre Marc Tremblay, président, chef de la direction et propriétaire des chaînes de restaurants Pacini et Commensal, c’est investir dans le capital humain qui prime.

Sujets :
Chambre , UQAM , Académie Pacini , Milan

Invité comme conférencier à la série des Midis d’affaires de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville (CCITB), le 17 février dernier, Pierre Marc Tremblay a partagé sa philosophie de gestion avec les quelque 250 gens d’affaires venus l’écouter.

Ayant découvert qu’il avait la bosse des affaires dès l’âge de 22 ans, alors qu’il faisait l’acquisition d’un restaurant, ce Trifluvien d’origine a appris qu’on pouvait vite grimper au sommet, mais que la chute pouvait être tout aussi rapide et vertigineuse. «J’ai énormément appris de cet échec et j’ai décidé de retourner aux études avec comme motivation d’apprendre à mieux me connaître et surtout à mieux connaître les autres», affirme-t-il.

Titulaire d’un MBA en administration et en gestion de projets de l’UQAM, Pierre Marc Tremblay a embrassé la profession de coach en entreprise avec une approche axée sur la capacité d’écoute envers les employés. Il en fera son occupation pendant 15 ans.

Il s’est amené comme PDG des restaurants Pacini en 2000, avec le mandat de remettre l’entreprise sur la voie de la rentabilité. Il procédera à l’acquisition du réseau de franchises en 2004, avec en tête l’idée de donner à la bannière une nouvelle identité, de redonner confiance aux employés, aux partenaires et aux franchisés.

Effectuant une tournée des restaurants pour sonder les valeurs auxquelles adhèrent ses employés, il a constaté que le respect de l’environnement et la promotion de la santé étaient omniprésents. «J’ai donc demandé qu’on procède à l’installation de systèmes de filtration et de purification d'eau dans tous nos restaurants. Nous avons alors changé les bouteilles de plastique offertes à chaque client par des bouteilles en verre récupérées à 100 %», précise Pierre Marc Tremblay.

Suivant les recommandations d’une nutritionniste de son organisation et de concert avec des spécialistes en nutrition et cardiologie du CHUM, Pierre Marc Tremblay a fait de Pacini, en 2005, la première chaîne de restaurants canadienne à abolir tout gras trans de son menu.

C’est aussi en donnant suite à la suggestion très convaincante d’une membre de son équipe de marketing ayant assisté à un spectacle de Marco Calliari que Pierre Marc Tremblay désignera l’artiste italo-québécois comme porte-parole des restaurants Pacini. Pierre Marc Tremblay profitera de l’occasion pour investir 50 000 $ dans la production d’un album de Calliari.

Après avoir reçu nombre de commentaires de ses employés, à l’effet que Pacini n’avait pas l’air d’un «vrai restaurant italien», Pierre Marc Tremblay a fondé l’Académie Pacini, à Milan. Il s’agit d’une école de cuisine où pas moins de 300 employés sur 750 sont allés suivre une formation. «Pour 89 % des employés-étudiants, c’était un premier voyage en avion», s’exclame le président et chef de la direction.

Un passage à l’Académie Pacini représente aujourd’hui une des 25 différentes récompenses offertes par l’intermédiaire du programme de reconnaissance des employés de l’entreprise. Dix pour cent du budget publicitaire de l’entreprise est affecté à ce programme. «Les valeurs maintenant recherchées chez les candidats embauchés chez Pacini sont le sens de l’humour, l’autonomie, le partage et l’écoute ainsi que l’obtention de résultats», expose le président et chef de la direction.

Depuis l’adoption de telles mesures, le taux de roulement de personnel a régressé de 150 % à 50 %. Les ventes, elles, ont crû de 60 %. «Nos employés sont nos meilleurs ambassadeurs. Il faut être ouvert et présent à leur endroit, autrement dit les écouter», répète Pierre Marc Tremblay.

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

Nord Info et Voix des Mille-Iles n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Publicité