«Dois-je vous rappeler qu’il s’agit ici d’un seul fournisseur parmi une centaine d’autres?», a-t-elle pointé.
Incluant dans son plaidoyer une seconde entreprise appartenant aussi à Dominic Cayer, nommément le Groupe Domco, Mme Collin a souligné que trois types de services, appuyés par trois résolutions différentes, concernaient les contrats octroyés à ces deux entreprises.
D’abord, les services-conseils en communication de la firme Tapage communication, qui font l’objet d’un montant forfaitaire annuel de 19 100 $, et ce, peu importe le nombre d’heures travaillées. «En 2007, quelque 500 heures ont été travaillées par cette firme pour notre Ville. En 2008, c’est 575 heures et, à ce jour, en 2009, 176 heures ont été enregistrées, ce qui établit le taux horaire moyen de 35 $ à 45 $. Le tarif à la carte de cette firme est normalement de 65 $ de l’heure», a-t-elle fait remarquer.
Viennent ensuite les contrats concernant la conception design graphique de plusieurs produits de la Ville, notamment l’Informateur municipal, le Plani-vert et la programmation des activités. «Ce travail nécessite des services professionnels. Aucune Ville ni MRC n’a ce qu’il faut – ni professionnels, ni équipements – dans son service des communications pour effectuer ce genre de travail», a-t-elle poursuivi.
Enfin, en troisième lieu, vient l’impression. En 2007, Litho Mille-Îles, une firme de Terrebonne, avait décroché le contrat. En 2008, l’offre du Groupe Domco s’était avérée plus avantageuse et, en 2009, le contrat est retourné à Litho Mille-Îles. «Comme vous voyez, il n’y a aucun passe-droit dans l’attribution de nos contrats et nous respectons la loi», a précisé la mairesse.
Désirant visiblement mettre un terme à cette saga, Mme Collin a rappelé que chaque dépense faisait systématiquement l’objet d’une vérification auprès du service concerné, avant d’être vérifiée une seconde fois par la direction générale. «De toute façon, nous parlons ici de sommes connues d’avance et attribuées au budget, lequel a été unanimement accepté cette année», a-t-elle fait valoir.
Relation de confiance
Finalement, après avoir brossé avantageusement le portrait de la firme Tapage communication, la mairesse a insisté sur la relation de confiance qui doit primer entre une Ville et sa firme de services-conseils en communication. «Sainte-Anne-des-Plaines fait partie d’une des MRC les plus proactives et dynamiques au Québec. Alors vous comprendrez qu’il devient difficile de jouer aux petits quand on fait partie de la coure des grands. À mon sens, 19 100 $ sur un budget de 15 millions de dollars, pour ce genre de service, c’est une excellente affaire», a-t-elle conclu.
Soulignons que la somme de 100 000 $ avancée par la journaliste du CyberSADP concerne uniquement les montants facturés par Tapage communication et n’inclut en aucun cas les montants facturés par le Groupe Domco.
Aucun passe-droit, selon la mairesse de Sainte-Anne-des-Plaines
Services-conseils en communication
La mairesse de Sainte-Anne-des-Plaines, Catherine Collin, est revenue à la charge lors de la séance du conseil municipal tenue le 2 juin dernier, non pas pour valider les montants avancés, mais plutôt pour rétorquer à «ses adversaires politiques» au sujet des sommes versées (quelque 100 000 $, entre le 19 février 2007 et le 1er février 2009, auxquels s'ajoute un contrat de 19 100 $, plus taxes, pour des services-conseils pour l'année 2009, selon un article paru dans le CyberSADP, en date du 6 mai dernier) à la firme de services-conseils en communication Tapage communication.
- Nombre de fois lu : 57
- Coter
- Haut de page
