Plus particulièrement, Liberge nous propose de suivre les destins de deux personnages, ceux de Louison, un enfant placé dans une famille d’accueil, mais qui vit très mal la situation, et qui décide de s’enfuir, et d’Étienne, un jeune étudiant en art qui revient d’un séjour de trois mois à Vienne, en Autriche, accusé par ses proches d’appuyer maintenant l’idéologie nazie. Au hasard du chemin qu’il poursuit, le jeune Louison rencontrera Étienne. Les deux feront d’ailleurs un bout de chemin ensemble.
Surtout, Éric Liberge évoque, avec cette série en trois tomes, une époque qui lui tient à cœur, celle des années 1940, celle de ses parents lorsqu’ils étaient enfants. D’ailleurs, l’auteur a nourri cette fiction de témoignages de ses parents. En fin d’album, le lecteur retrouvera incidemment un cahier de six pages proposant des documents inédits de ses parents, de même qu’un entretien entre l’auteur et son père.
Si les Français et les Belges sont habitués de voir évoquer de la sorte la Seconde Guerre mondiale, que ce soit dans les films, les romans et les récits de bande dessinée, ce n’est pas le cas pour nous, Québécois. Ils retrouveront ici, avec ce premier tome de Wotan, un récit dense, parfois cru, parfois violent, ainsi que des personnages forts et ambigus. Précisons que la suite et la fin de Wotan sont prévues pour 2012.

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