Projet de la Société d’histoire et de généalogie des Mille‑Îles: l’Église Unie de Sainte-Thérèse: un musée et un centre d'archives?

Valérie
Valérie Maynard
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Mise au fait de la vente imminente des deux bâtiments de l’Église Unie de Sainte-Thérèse, la Société d’histoire et de généalogie des Mille‑Îles avait élaboré un projet de musée en lieu et place de l’église.

Selon le projet déposé, le terrain du cimetière, situé derrière l’église, devait demeurer sous l’administration de l’Église Unie, avec un bail emphytéotique au nom deThe Trustees

Selon le projet déposé, en juillet dernier, auprès du Consistoire de Montréal de l’Église Unie du Canada, actuel propriétaire des bâtiments, la Société s’engageait à y aménager et administrer un musée dit «Musée de l’Église protestante de Sainte-Thérèse», ouvert au grand public sur les lieux de l’Église Unie, au 24, rue Saint-Charles, et y conserver la totalité de son mobilier intérieur.

En plus, la Société s’engageait à reconstituer l’ancienne école protestante dans la pièce arrière de l’église, là où l’école existait avant 1912. «On aurait ainsi opéré deux musées, le musée régional Joseph-Filion et ce musée», soupire Gilles Charron, président de la Société d’histoire et de généalogie des Mille‑Îles, visiblement déçu du refus du Consistoire (voir autre texte).

Un centre d’archives dans l’ancienne école

Autre aspect important du projet, la transformation de l’ancienne école protestante, sise au 26, rue Saint-Charles, en centre régional d’archives pour la MRC de Thérèse-De Blainville (Sainte-Thérèse, Blainville, Boisbriand, Rosemère, Lorraine, Bois-des-Filion et Sainte-Anne-des-Plaines).

En activité au centre culturel J.‑Olindo-Gratton depuis 2003, le service d’archives de la Société d’histoire, en plus d’aménager les locaux de l’ancienne école pour en faire une bibliothèque prête à accueillir les quelque 2 200 livres d’histoire et de généalogie appartenant à la Société, aurait pu bénéficier d’une chambre forte pour préserver les documents de la MRC de Thérèse-De Blainville. «Ça fait 10 ans qu’on opère ce centre d’archives. On a même des documents concernant l’expropriation de Mirabel. Mais là, les locaux actuels sont pleins. On manque d’espace», se désole‑t‑il.

On sait que la Maison du citoyen, située au 37, rue Turgeon, à Sainte-Thérèse, compte des chambres fortes. Mais pour une raison que M. Charron s’explique mal, elles demeurent inaccessibles à la Société d’histoire. «On nous répond qu’on ne peut pas donner de locaux dédiés à notre organisme. Parce que si on installe nos archives là‑bas, notre organisme s’y installera aussi», explique‑t‑il.

Si M. Charron voyait, dans le projet de la Société d’histoire et de généalogie des Mille‑Îles d’acquérir les bâtiments de l’Église Unie de Sainte-Thérèse, la solution à son problème criant de manque d’espace, le refus du Consistoire est certes venu anéantir ses espoirs concernant un éventuel centre d’archives.

On se rappellera qu’un projet de création de Centre régional d’archives des Basses-Laurentides a vainement tenté de voir le jour, en 2005. Sa dernière assemblée générale remonte à 2010.

 

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