Francine Ouellette: la fiction bien ancrée dans l’Histoire

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Dany Cloutier
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L’auteure de romans Francine Ouellette et l’historien Jonathan Lemire, chroniqueur pour nos journaux, étaient les hôtes d’une quarantaine de personnes, le 22 septembre dernier, à l’occasion d’une promenade littéraire et artistique du Vieux-Saint-Eustache organisée par la maison d’édition Libre Expression.

Jonathan Lemire a conseillé Francine Ouellette concernant l’aspect historique de son roman En 1837, j’avais 17 ans, qui raconte la vie d’un jeune homme dont le destin est lié à la bataille des Patriotes.

Francine Ouellette a publié l’hiver dernier son roman En 1837, j’avais 17 ans, qui raconte l’histoire de Guillaume Vaillant, le plus jeune d’une famille rurale qui vit près de Saint-Eustache et dont le destin est intimement lié aux événements de 1837. La promenade était assortie d’une visite à l’église Saint-Eustache, théâtre vivant des affrontements, d’un dîner au restaurant La Rosée, puis d’une visite du moulin Légaré et d’une dégustation de ses produits.

Nous avons rencontré Mme Ouellette et M. Lemire tout juste avant leur départ, à la halte du moulin Légaré, pour obtenir plus de détails sur les liens qui unissent l’histoire… à l’Histoire.

«Contrairement à ses frères et sœurs, qui suivent les traces familiales ou qui travaillent à l'exploitation du bois pour les Anglais, il estime que l'avenir appartient à ceux qui maîtrisent le savoir (lecture et mathématique), résume Francine Ouellette à propos de son héros. Jeune et idéaliste, il rêve d'un pays meilleur. Guillaume, partagé entre tradition et modernité, fera l'expérience de la vie, se confrontant à l'amour impossible avec Marguerite, mais aussi celle de la désillusion, avec la défaite écrasante des patriotes à Saint-Eustache, en 1837.»

L’auteure ne voulait pas seulement se servir de cette période trouble comme d’un simple décor. «L’Histoire est un personnage du roman, explique Jonathan Lemire. Il y a des liens entre la fiction et le site historique.» La famille Vaillant, qui habite sur le chemin du Chicot, est fictive. Par contre, les Doré, Scott et Labrie que l’on retrouve dans le roman de Francine Ouellette sont des familles qui ont vraiment existé. D’ailleurs, Guillaume Vaillant a un lien avec le docteur Jacques Labrie, un des plus grands héros patriotes de ce temps-là. Lequel? Je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même.

Au départ, la place de la rébellion de 1837 devait être anecdotique dans l’œuvre de Mme Ouellette. Au fil des correspondances qu’ont entretenues Mme Ouellette et M. Lemire durant l’écriture d’En 1837, j’avais 17 ans, l’époque est apparue porteuse d’avenir pour la romancière. «Plus ça allait, plus l’histoire prenait de l’importance», dit l’auteure, qui habite dans la région de Mont-Laurier, dans les Hautes-Laurentides.

Ces échanges ont aussi coïncidé avec la parution de l’ouvrage Portraits de patriotes 1837-1838, Œuvres de Jean-Joseph Girouard, de M. Lemire, qui souligne le souci du détail historique dans la démarche d’écriture de Francine Ouellette.

La documentation, tant écrite qu’iconographique, a alimenté les discussions entre les deux auteurs. «Labrie est devenu NOTRE Labrie», souligne-t-elle avec amusement.

La notoriété de Francine Ouellette s’est établie en 1984, avec la publication de son best-seller Au nom du père et du fils, duquel a été inspirée la série du même nom. Elle a par la suite publié plus d’une demi-douzaine de livres, dont Le Sorcier et Le Grand Blanc, qui ont obtenu un grand succès et remporté plusieurs prix.

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