Léon la cible: Katia Canciani et l'intimidation

Corinne Guimont
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C’est dans le cadre des Journées de la culture, le 29 septembre dernier, que Katia Canciani s’est fait plaisir avec un premier lancement solo pour son 31e livre pour enfants, Léon la cible, à la salle du conseil municipal de Blainville.

Bien installée, Katia Canciani raconte son histoire sur l’intimidation, à des enfants attentifs.

Plusieurs familles étaient présentes lors de l’évènement et sont venues colorier les images de Léon la chenille, déguster quelques chocolats, se faire dédicacer un ouvrage ou écouter les talents de l’auteure pour raconter l’histoire du livre aux quelques enfants bien à l’écoute.

«J’avais le goût de faire un lancement en solo et je fais ça ici, chez nous, avec les gens des alentours. C’est agréable», indique l’auteure, le sourire aux lèvres. Par ailleurs, cette mère de trois enfants considère que Léon la cible, illustré par Christine Battuz, est son meilleur livre jusqu’ici.

La série a été élaborée pour favoriser l’estime de soi et aborder la différence comme l’hyperactivité, le déficit d’attention, l’immigration et maintenant l’intimidation, mais dans une forme légèrement différente, explique l’auteure. En effet, les autres livres visent à faire accepter les enfants tels qu'ils sont, alors que dans celui-ci, un changement au niveau du personnage principal était nécessaire.

«J’ai voulu dire que tu pouvais t’en sortir avec le soutien des amis. J’ai changé un peu le discours; le changement part de soi, tes amis sont là et c’est un travail d’équipe. Avec l’intimidation, le personnage devait absolument devenir plus fort», exprime Katia Canciani.

L’histoire raconte les péripéties d’une chenille, Léon, qui aurait aimé être un lion. Les pages montrent plusieurs situations où Léon se fait intimider de diverses manières. Par exemple, l’accès à un jeu lui est refusé, de fausses rumeurs sont répandues à son sujet, ses crayons sont renversés sur le sol, il se fait taxer, etc. La situation l’épuise assez pour qu’il ne veuille plus retourner à l’école.

Il décide donc s’enfermer dans son cocon et son amie vient le voir tous les jours pour lui parler et lui donner confiance. «Ça prend de la force et du courage, mais il va se transformer en papil-lion. Il est allé plus loin pour être assez fort», renchérit l’auteure.

Le livre, nous dit Katia, a reçu un bel accueil des enseignants du milieu scolaire et il est utilisé principalement de la maternelle jusqu’en 2e et 3e années. «Il est même utilisé en 5e et 6e années pour alimenter la discussion», précise-t-elle en rappelant que l’objectif de ces livres est d’aider les enfants.

L’utilisation des insectes dans cette série a un but bien précis: que les enfants ne puissent se pointer du doigt. «Ils se reconnaissent dans les situations, mais ne s’identifient pas. Ça évite la catégorisation», explique-t-elle.

Lorsque Katia Canciani a pris place dans le coin du conte, lors de son lancement, les enfants sont venus s’asseoir au sol devant elle avec un plaisir évident.

Tout en racontant son histoire avec un certain enthousiasme, l’auteure a fait participer son public à chaque page pour mieux lui faire comprendre l’histoire.

Cela a donné lieu à des témoignages des enfants présents et des discussions sur la compréhension des situations présentées. Les adultes présents ont beaucoup réagi et étaient tout aussi à l’écoute.

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