Jean-Paul Bothelo, cinéaste: le chiffre un et de la musique en 24 heures

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Luc Proulx
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Jean-Paul Bothelo étudiait à l’Institut Trebas lorsqu’il s’est lancé, avec un professeur et une dizaine d’étudiants, dans un concours de courts métrages intitulé 24 Hours film race dans lequel on devait écouter de la musique et retrouver le chiffre un.

L’assistant-réalisateur du film primé au 24 Hours film race, Jean-Paul Bothelo.

Comme le souligne l’appellation du concours d’envergure continentale, le court métrage proposé devait être entièrement tourné et monté en une seule journée, en plus d’inclure le chiffre un ainsi qu’un thème musical.

Quelque 750 équipes de Toronto à Vancouver et de Denver à Atlanta se sont prêtées au jeu et l’équipe du cinéaste térésien remportait la palme, lors d’une projection au cinéma du Parc, en recevant les prix du meilleur film et de la réalisation, également pour la cinématographie, alors que l’unique comédien, Pierre-André Côté, en ressortait auréolé du prix du meilleur acteur. Plus est, le film recevait le Prix du public. Une véritable razzia donc qui amène leur production à la grande finale new-yorkaise, avec vingt-quatre autres films.

C’est donc le 15 septembre prochain que l’équipe québécoise se retrouvera en lice pour une bourse de 10 000 $, mais ce succès leur vaut déjà une projection au festival Young cuts qui sera tenu en octobre.

Jean-Paul agissait comme assistant-réalisateur sur ce film tourné dans un garage d’époque, qui n’est pas sans rappeler l’atmosphère très typée de Gaz bar blues, et la reconstitution des années 1960 est très efficace.

«On n’avait aucune espèce d’idée de l’ampleur que ça allait prendre», s’en réjouit l’étudiant en production cinéma. «Ça nous a dépassés un peu», allègue le jeune réalisateur en croisant les doigts pour la suite des choses.

Ce fut un véritable marathon pour la petite équipe de vidéastes qui a elle-même financé son film, avec l’appui d’une caméra girafe très moderne que le propriétaire et opérateur a pratiquement fourni bénévolement.

Quiconque sait ce que le tournage d’une seule séquence filmique représente techniquement peut s’imaginer les aléas que comporte une telle commande en 24 heures, soit à compter d’un vendredi soir à 22 h pour tourner de nuit, puis n’avoir plus que quelques heures afin de monter le tout.

Chose certaine, ce fut une journée sans sommeil, ou presque, avec beaucoup de décisions à prendre rapidement pour la petite équipe.

Le film ne peut être projeté avant sa parution au concours, mais nous pouvons témoigner d’une esthétique très soignée et d’une signature artistique en ce qui concerne la scénarisation muette du court métrage qui ne dure que quelques minutes à peine.

Vous aurez deviné que ce concours chapeauté par les téléphones intelligents HTC One, d’où l’imposition des thèmes du chiffre et de la musique, se situe dans le registre des Kino, mais avec une technique et un sérieux qui relèvent les productions pour en faire des produits vraiment professionnels.

Nous vous tiendrons bien évidemment au courant des résultats à New York, mais, chose certaine, Jean-Paul Bothelo détient, avec cette production filmique, une carte de visite tout à fait remarquable qui ne pourra que faire lorgner les producteurs en quête de talent et de créativité.

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