Les Chanteurs de Lorraine à l’opéra

Luc
Luc Proulx
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Si les applaudissements sont le salaire des artistes, alors les Chanteurs de Lorraine et tout particulièrement la soliste Claudia Giuliani ont été rémunérés en argent sonnant, vendredi dernier, parce que c’est avec ferveur que l’assistance recevait leur Introduzione a l’Opera II. 

La soprano Claudia Giuliani.

C’est tout un spectacle vocal et instrumental auquel nous conviait la directrice de l’ensemble, Sandra Penner, avec ce programme d’opéra qui mettait la soprano en vedette aux côtés du ténor Rory Angelicola, ainsi que la soprano Annamaria Stefanelli.

Ève Bourgouin était bien évidemment au piano et la répétitrice a dû saluer des applaudissements amusés, après avoir pianoté trois notes du mauvais intro qui ont suscité un horrible doute dans les yeux de la chanteuse.

Mais on est vite revenu à la page 24 pour ce concert vraiment très relevé et il faut mentionner les instrumentistes Josyanne Sylvestre au violon, Philippe Borzelli au violoncelle, Martin Gauvreau à la clarinette et la flûtiste Myriam Genest-Denis qui ont notamment brillé en ouverture.

On avait justement joué de charme dès cette ouverture avec Carmen et l’on a poursuivi avec Bizet et Habana, puis les Couplets du Torero. L’ensemble a ensuite picolé dans Les Noces de Figaro, joué Händel, Trois valses d’Oscar Straus et jusqu’à Verdi pour mener à l’entracte.

Puccini, mais surtout Verdi et Pietro Mascagni, avec l’ensemble musical, ont nourri la deuxième partie d’un concert qui fait résolument époque et marque un passage pour la trentaine de musiciens et choristes.

C’est un concert qui consolide une orientation dans le cheminement des Chanteurs de Lorraine, bien évidemment par la présence de ce talent exceptionnel dont fait preuve Claudia Giuliani, mais aussi l’inspiration qu’en a tirée Sandra Penner pour amener tout ce beau monde encore plus loin dans la musique, avec l’opéra.

Il est important de savoir que Claudia Giuliani se consacre depuis maintenant quatre ans à sa carrière, ce qui l’a amenée parmi les finalistes de la sélection de l’Opéra de Montréal ainsi qu’au Concours international de chant Altamura/Caruso, où elle a été remarquée par la diva italo-américaine qui l’a invitée dans le New Jersey.

C’est heureusement dans un centre culturel archibondé que se tenait cette soirée d’opéra dont on réclamait plus qu’une introduction, mais une suite en tombée de rideau. 

Lieux géographiques: Caruso

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