Johanne Cantara: bain de soleil brésilien tout en bossa-nova

Jean-François Carignan
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En plein vendredi frisquet

Elle n’a nullement besoin d’avoir foulé le sol du Brésil pour nous y transporter. Johanne Cantara arrive fort bien à créer une atmosphère chaleureuse et nous faire oublier la grisaille d’un automne qui est de plus en plus présent. Quoi de plus approprié pour un Rendez-vous au coin du feu.

(Photo Yves Déry) Le guitariste Pierre Côté a donné un enrobage jazzé à ce miniconcert plutôt bossa-nova de Johanne Cantara.

La chanteuse qui a vu le jour à Saint-Zénon, dans Lanaudière, est donc une Québécoise pure laine malgré son nom qui pourrait nous laisser croire qu’elle est d’origine espagnole. La dame semble d’ailleurs avoir suivi la destinée qui lui était en quelque sorte tracée, puisque Cantara signifie «chantera» en français.

Chose certaine, elle sait nous faire voyager vers une destination soleil avec ces airs jazzés et sa bossa-nova. Elle nous réchauffe le cœur.

C’est un programme composé de chansons classiques entièrement en français qu’elle nous a présenté, le vendredi 15 octobre, à la maison Lachaîne.

Cette artiste qui, grâce à son CD C’est merveilleux, est en nomination au Gala de l’ADISQ 2010 dans la catégorie Album de l’année Jazz interprétation, a dû se contenter de monter sur scène devant une poignée de spectateurs. Dommage que dame Nature n’ait pas permis à la chanteuse de terminer sa tournée estivale sur une meilleure note, devant une salle bondée.

Digne des grands artistes, Johanne Cantara ne s’est en rien laissé déranger par les chaises vides. Elle a enchaîné des chansons françaises, brésiliennes et américaines avec une qualité d’interprétation indéniable. Sa jolie voix angélique a assurément opéré un charme. Il fallait voir un spectateur se fermer les yeux pour écouter la pièce Les yeux ouverts, de Gus Kahn, pour comprendre qu’il est agréable de se laisser bercer, après une semaine de dur labeur, par une telle douceur. Il faut dire qu’en amorçant ce concert intime avec La fille d’Ipanéma, d’Antonio Carlos Jobim, il n’en fallait pas plus pour nous permettre de nous évader.

Magnifiquement accompagnée tout au cours de la soirée par le guitariste Pierre Côté, Johanne Cantara (qui laisse sa guitare qu’à quelques reprises pour se dégourdir un peu) a rendu à sa manière deux chansons de Serge Gainsbourg, Le poinçonneur des Lilas et Ce grand méchant vous. Elle nous a d’ailleurs avoué avoir le béguin pour les œuvres du légendaire auteur-compositeur-interprète français.

Rien d’étonnant puisque la soliste est manifestement attirée par les chansons à textes qu’elle livre avec une prononciation parfaite, un peu à la française. D’ailleurs, parfois, on ne peut s’empêcher d’entendre des petits accents à la Diane Tell. C’est si doux… voilà une des mélodies interprétées qui pourrait très bien résumer la prestation offerte par la chanteuse.

Les Rendez-vous au coin du feu feront relâche jusqu’au vendredi 21 janvier 2011. C’est à une lecture de textes que les amateurs de culture sont conviés. Frédéric Lapierre et Sylvain Hétu présenteront En allant au cinéma! Le conteur acadien Dominique Breau viendra nous offrir La traversée du conteux, le vendredi 25 février 2011, alors que la comédienne et chanteuse Dominique Pétin nous présentera un spectacle de jazz, le vendredi 18 mars 2011. Pour information ou vous procurer des billets: 450-434-1440, poste 2301. La série les Rendez-vous au coin du feu est présentée par le Comité culturel de Sainte-Thérèse en collaboration avec la Ville de Sainte-Thérèse.

 

Organisations: Lachaîne, CD C’, ADISQ Les Rendez Comité culturel de Sainte-Thérèse Ville de Sainte-Thérèse

Lieux géographiques: Saint-Zénon

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