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Betty Goodwin tout l’été au MACL



(Photo Pierre Latour) La commissaire Ariane Dubois devant un portrait de Betty Goodwin.

(Photo Pierre Latour) La commissaire Ariane Dubois devant un portrait de Betty Goodwin.

Luc Proulx
Publié le 7 Juillet 2010
Publié le 6 Juillet 2010
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L’exposition a été produite exclusivement pour le Musée d’art contemporain des Laurentides par la commissaire Ariane Dubois et elle est considérée telle l’une des plus importantes réalisations du musée jérômien à ce jour.

Sujets :
Musée d’art contemporain des Laurentides , Montréal , Tokyo , Venise

Voici donc Betty Goodwin: Corps et âme, une exposition de 54 dessins, estampes et peintures qui recoupent différentes étapes de la vie de la regrettée artiste.

Née à Montréal en 1923, l’artiste autodidacte commencera à exposer ses œuvres dans les années 60. Sa création de séries la distinguera rapidement, et cette faculté d’opposer des thèmes tels le deuil de la disparition à l’espoir et au courage, se retrouve tant dans ses dessins que ses sculptures, tout comme dans ses installations.

C’est dans les années 70 avec les gravures de Vestes et Notes que l’artiste atteindra une réputation internationale, notamment en exposant ses cuivres à la Biennale de l’estampe de Tokyo.

Puis, les grands dessins de la collection Les Nageurs l’amèneront à Sao Paulo et Venise, alors que les prix et reconnaissances pleuvent sur son oeuvre.

Elle est d’ailleurs récipiendaire, comme Marcelle Ferron, du prix Borduas et elle fut nommée Officier de l’ordre du Canada en 2003, après avoir reçu plusieurs doctorats honorifiques.

«C’est une charge émotive, très oblique. Dans Les Nageurs, on ne sait jamais si ce sont effectivement des nageurs ou des noyés. Elle était douée pour arriver à ce niveau d’abstraction, entre le formel et l’abstrait». - René Blouin, galériste

Betty Goodwin est décédée à l’âge de 85 ans, le 1er décembre 2008. Le galeriste René Blouin évoquait à ce moment la sensibilité humaniste de l’artiste en alléguant: «C’est une charge émotive, très oblique. Dans Les Nageurs, on ne sait jamais si ce sont effectivement des nageurs ou des noyés. Elle était douée pour arriver à ce niveau d’abstraction, entre le formel et l’abstrait».

Un catalogue de 48 pages couleur documente cette exposition qui perdurera jusqu’au 5 septembre et vous aurez compris que de nombreuses collections institutionnelles et privées sont collaboratrices de l’événement. On précise d’ailleurs que cette rétrospective n’aurait pas été possible sans la collaboration de Michel Bigué, Jacques Bélanger et Simon Blais.

Le Musée d’art contemporain des Laurentides est situé au 101, Place Curé-Labelle, il est voisin de la cathédrale et vous y êtes accueillis du mardi au dimanche, de midi à dix-sept heures.

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