Il s’agit d’un récit fantastique dont les planches sont vraiment très belles. Les personnages, toujours plus grands que nature, sont fortement typés, quoique les décors demeurent tout à fait absents. Les dessins sont concentrés sur ces personnages éclatés dans leurs formes, mais on ne voit rien de Séra, ce monde fantasmagorique où se déroule l’action.
Un plan du pays de Prescilia nous permet toutefois de suivre la géographie des affrontements avec l’Ange Noir, qui sera aux prises avec les quatre dieux du Soleil Blanc. Yama, le personnage principal et narrateur, sera accompagné par Sheila, Thelas et Derek dans cette guerre pour contrer Excidius, qui désigne le jour où l’univers s’éteindra.
Les cinq premiers tomes sont déjà scénarisés et la collection pourrait facilement dépasser ce nombre, puisque l’esprit hautement imaginatif du créateur semble animé par une longue saga.
Au chapitre des points forts, il faut aussi noter un humour qui contribue au ton divertissant de l’intrigue.
Faites une visite sur le site Internet [www.excidius.ca] et vous y constaterez la qualité des dessins, avec la grille et le portrait de chacun des personnages. Emmanuelle Gill agit comme coloriste et il ne manque qu’une seule chose à cette production: un correcteur.
Des fautes se glissent dans le texte et certaines expressions sont d’un usage fautif. Il faut dire que Carl Bois est informaticien, dans la vraie vie, pas linguiste. Le scénario défend bien cet univers fictif, mais l’écriture est nettement en deçà de la qualité esthétique de l’œuvre.
Mais le véritable amateur de bédé ne devrait pas s’arrêter à ces quelques coquilles, d’autant plus que le tome 1 ne coûte que 14,95 $ pour un exemplaire de qualité comptant 56 pages, que l’on peut simplement acheter en ligne, via la boutique Excidius.



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