Avec un ensemble musical composé de Myriam Genest-Denis à la flûte traversière, Andréanne Poupart au violoncelle et Carl Beaudoin au violon, les 27 choristes ont d’abord entamé Après un rêve, dont les premières notes ont tout de suite revêtu un caractère solennel. Les crescendos dramatiques de Les Berceaux, le texte poignant de Chanson triste, les accents médiévaux de Madrigal, tout comme le piano et le violoncelle superbes du Cantique de Jean Racine, le doux appui du chœur au soliste Sean Penner, dans Libera Me, et le mélange de douceur et de force de Sanctus ont su émouvoir un public à l’écoute attentive et respectueuse.
Myriam Genest-Denis nous offre un solo magnifique dans Fantaisie Op.79, sa flûte traversière guillerette dialoguant ensuite avec le piano coquin d’Ève Bourgoin; leur prestation impressionnante fut longuement applaudie. La Pavane Op.50 se fait sombre et mélancolique, les différentes sections du chœur se répondant les unes aux autres. Puis, l’on clôt la première partie de la soirée par un avant-goût de la seconde, la chorale entonnant Habanera, extrait de l’opéra Carmen de Bizet, avec du rythme, un impact et un plaisir évident.
Au retour de la pause, on nous offre l’hymne For the Beauty of the Earth, en souriant, avec émotion. Suivent ensuite Beau soir, de Paul Bourget et Claude Debussy, et Cosi Dunque Tradisci de Mozart, pour un nouveau solo du baryton Sean Penner, magistralement accompagné par Ève Bourgoin. Ave Verum Corpus et Tantum Ergo dégagent la même impression de beauté sacrée, la seconde avec des voix aux vagues ondulantes. Sean Penner nous revient avec The Vagabond, de Ralph Vaughan Williams, qu’il livre avec caractère, avant de laisser toute la place au chœur qui nous offre Ma come bali bene bela bimba, issue du folklore italien, à la fois mystérieuse et joyeuse avec sa tambourine festive. Une Bohème ensoleillée, une Swingin’ on a Star jazzée, humoristique et agréable, puis une You Raise Me Up empreinte de tendresse et d’une douceur mélancolique concluent le concert avec chaleur et émotion. En rappel, on reprend For the Beauty of the Earth, pour le plus grand plaisir des spectateurs, mais aussi des choristes, au terme de cette belle soirée de chanson.









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