L’année encourue aura donc servi à consolider l’approche des résidences laboratoires, au cours desquelles les artistes ont approfondi leur pratique, en contact les uns avec les autres.
Or, en plus de cet accès à un réseau exceptionnel d’échange et de ressources, selon les termes de la directrice générale, Geneviève Matteau, le contact privilégié avec la communauté de notre région sera le leitmotiv des mois à venir.
Pour ce faire, il faut des gens désireux de s’impliquer et déjà, le retour de neuf membres sur onze, au conseil d’administration, témoigne d’un engagement continu de la part des artistes. Les deux sièges vacants seront bientôt comblés, mais ce sont surtout les comités de diffusion, de programmation et de promotion que l’on entend stimuler.
Les choses vont aussi bien du point de vue des finances, quoique l’on cherche à diversifier les sources de revenus afin de bien profiter des deniers de Placement culture, qui triple les résultats des collectes de fonds de Praxis.
Le conseiller térésien Vincent Arseneau était fidèle aux activités de Praxis en assistant à cette assemblée comme aux évènements artistiques, une présence importante puisque Praxis est logé par la Ville au centre Olindo-Gratton.
La directrice entend donc approfondir et développer les projets des artistes de la programmation dans un premier temps, pour ensuite faire un lien entre le processus de création des artistes et les communautés de notre région.
Les blocs ont été hautement créatifs et leur expansion à l’extérieur des murs du laboratoire nous ramène à une dimension chère à l’organisme: le territoire. «L’élargissement et la consolidation des publics de Praxis ont été la priorité de nos actions tout au long de l’année», d’alléguer la jeune directrice, et il faut dire que les récentes retrouvailles avec le département d’arts plastiques du collège Lionel-Groulx, avec la création du prix Praxis Hydro-Québec, attestent d’une belle réussite à cet égard.
La présence de Réal Patry, co-coordonnateur du département d’arts plastiques, confirme un partenariat naturel entre l’établissement d’enseignement et l’organisme autogéré dont les buts sont réciproques, soit développer la jeune relève artistique de la région.
On entend donc bonifier les comités pour stimuler cette synergie avec le milieu et Praxis passe par le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec et même Facebook pour rejoindre les réseaux sociaux dans la vraie vie, comme dans le monde virtuel.
Le Conseil de la culture des Laurentides comme le CALQ demeurent des interlocuteurs majeurs, tout comme le CRÉ des Laurentides ainsi que le comité marketing de la Chambre de commerce Thérèse-De Blainville, auquel Praxis s’est impliqué.
On parle donc en terme d’agents multiplicateurs, en ce qui a trait aux élus et gens d’affaires impliqués chez Praxis. «La clé du succès réside dans la synergie que nous créons autour de notre centre d’artistes et dans la mise en commun des ressources», de conclure la directrice.



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