Récipiendaire d’une bourse de 2 500 $, Jonathan Plante donne dans le low tech avec des œuvres en vidéo comme en sculptures de type «minimaliste kitch», selon ses propres termes. L’artiste aime créer une tension entre la représentation et les conditions de sa fabrication et il qualifie sa démarche de «trans-formalisme», en opposant la démarche minimaliste aux vastes prétentions du symbolisme. «Je fais référence au début de l’image en mouvement. Je cherche à créer un cinéma spatial», de résumer celui qui questionne largement l’idée d’authenticité moderniste. Il exposera ses œuvres au musée à l’automne 2010.
Marylise Goulet œuvre pour sa part dans le domaine de l’estampe, en explorant la relation entre l’humain et la nature. À travers le dessin, l’infographie et la photographie, elle reproduit à ses dires les espaces de vie ainsi que les habitants qui les occupent dans ses diverses installations, autant intérieures qu’extérieures. L’artiste, qui aime exposer dans des lieux non traditionnels, aura donc la chance de participer à une formation en sérigraphie d’une durée de sept jours, à l’Atelier de l’île, soit une valeur de 1 000 $.
Rappelons que ce concours annuel s’adresse à des artistes de toutes les Laurentides qui comptent moins de dix années de pratique, ainsi qu’aux jeunes artistes de 35 ans et moins. Les procédures du concours sont accessibles via le site [www.museelaurentides.ca], vous y trouverez aussi le détail des expositions à venir, ainsi que les différentes activités pédagogiques de l’institution.
Vous y apprendrez de surcroît que la photographe Josée Pellerin s’est inspirée du texte de Italo Calvino intitulé Si par une nuit d’hiver un voyageur pour son actuelle exposition qui explore le split screen, cette façon télévisuelle de présenter des images différentes en les plaçant en interaction, le texte ajoutant le dialogue à la représentation visuelle.
Vous avez donc jusqu’au 25 avril pour voir cette exposition ainsi que celle de Marcel Saint-Pierre, dans la grande salle, qui explore le tableau rond avec sa production intitulée Tondi. Ce sont dix années de recherche constante de formes sphériques qu’expose l’artiste, lequel résume sa démarche en expliquant qu’il s’agit «d’une série pour apprivoiser l’inquiétude des sphères, pour conjurer, par le pouvoir d’évocation qu’ont les cercles, leur absence de signification en soi.»
Terminons en précisant que le MACL est sis au 101, place Curé-Labelle, voisine de la cathédrale, et que la salle d’exposition est ouverte du mardi au dimanche, de midi à 17 h. Pour davantage de renseignements, il suffit de composer le 450-432-7171.
Les jeunes lauréats du MACL
(Photo Pierre Latour) Les récipiendaires du Concours des jeunes artistes en arts visuels de la relève du Musée d’art contemporain des Laurentides, Jonathan Plante et Marilyse Goulet.
Arts visuels
Le Concours des jeunes artistes en arts visuels du Musée d’art contemporain des Laurentides constitue l’ultime consécration pour la relève régionale et ce sont, en cette dixième année, Marilyse Goulet et Jonathan Plante qui raflaient les bourses et prix, avec l’opportunité de retrouver leurs prochaines œuvres exposées dans le Vieux-Palais de Saint-Jérôme ou encore prendre part à un atelier de sérigraphie.
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