Ce recueil tout chaud de nouvelles recèle huit textes vraiment très inspirés, avec des thèmes explorés autant par la forme qu’en vertu de leur fondement.
Dans la première partie, intitulée Le Livre des morts, les deux premières nouvelles révèlent une belle plume qui raconte les choses avec acuité, puis une forme surréaliste s’installe dans la trame avec Le Pays des oreilles molles, alors que l’auteur refuse toute facilité que lui procure son talent pour donner dans un univers étrange, élaboré autour d’un chat.
Le style culmine jusqu’à se faire jouissif dans La Fille du forgeron, un travail lexical étonnant qui donne corps au texte au fil d’un exercice de déconstruction qui résulte en une histoire originale, bâtie sur des phrases uniques. Bref, un essai linguistique de haute voltige qui s’avère pleinement réussi.
L’univers surréaliste qui trompe le quotidien nous ravit dans la deuxième partie intitulée Le livre des sourires, notamment avec Une rencontre aussi troublante qu’une naissance. L’écrivain épouse ensuite la forme épiscopale dans Dear Kate X 9 et il retrouve un thème qui lui est cher dans Le Sourire, celui de l’amour malgré l’âge qui termine superbement le recueil.
À propos de ce thème de l’amour entre personnes âgées, il faut savoir que Frédéric Lapierre n’a pas seulement présenté, mais aussi tourné un film avec Romain et Juliette qui reprend cette idée dans un court-métrage captivant dont Lionel Villeneuve et Hélène Loiselle campaient les rôles principaux, avec Louise Portal et Gabriel Gascon.
D’Amour(s), le 19 mars, à la maison Lachaîne
Si tant est que la littérature vous intéresse et que nous ayons piqué votre curiosité, alors vous serez heureux d’apprendre que certains de ces textes et quelques autres vivront sur la petite scène de la maison Lachaîne dans le cadre d’une lecture publique, le vendredi 19 mars, à compter de 20 h.
La comédienne Johanne Marie Tremblay se joindra alors à Frédéric Lapierre pour interpréter des textes sensibles et souvent très touchants, dont Le pays des oreilles molles et Voyage à la mère. Il faut savoir qu’une telle soirée de lecture publique avait été donnée à l’église Sacré-Cœur et que nous en étions ressortis absolument ravis.
Précisons en terminant que La fin de la peur est publié à compte d’auteur et que le le livre est en vente à la librairie Carcajou (Place Rosemère) et à la coop du Collège Lionel-Groulx. Vous pouvez aussi contacter Frédéric Lapierre par courriel, à bierce3@hotmail.com, quoique nous ne saurions trop vous encourager à nous accompagner à la maison Lachaîne pour un grand bain de tendresse, comme le disent l’auteur et son acolyte, où les mots font des bulles et les phrases moussent à l’oreille, oserions-nous ajouter.
Retenez que la maison Lachaîne est sise à l’angle des rues Blainville et de l’Église, à Sainte-Thérèse, que l’atmosphère intimiste y est propice à ce type de spectacle littéraire, dont le prix d’entrée n’est que de 16 $ en admission générale et 14 $ pour les abonnés du Théâtre Lionel-Groulx.
La fin de la peur
Frédéric Lapierre: un recueil et un spectacle
Avouez que c’est le titre qui vous attire vers ce texte. Il est de Frédéric Lapierre, en fait, un jeune homme dont nous vous avons souvent parlé comme cinéaste et animateur de Ciné-Groulx, également écrivain avec Le Banc, mais c’est définitivement en qualité de littéraire, avec La fin de la peur, qu’il faut maintenant présenter notre invité.
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