Bulles à lire: Paul à Québec



Paul à Québec (Éditions de la Pastèque)

Paul à Québec (Éditions de la Pastèque)

Benoît Bilodeau
Publié le 5 Mai 2009
Publié le 17 Juin 2010
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Il y a dix ans déjà, en 1999, un nouveau personnage faisait son entrée dans le monde de la bande dessinée québécoise: Paul. Depuis, ce personnage a vite fait sa niche et est devenu un incontournable, pour ne pas dire presque une icône, au même titre que Tintin en Belgique ou Astérix en France. On y suit, au fil des albums de l’auteur et dessinateur Michel Rabagliati, les aléas de la vie de Paul, l’alter ego de son créateur, au fil des années, de l’adolescence jusqu’à l’âge adulte. C’est bien écrit, c’est bien dessiné, et toujours fort à propos. C’est ce qui explique pourquoi plusieurs des albums de la série Paul ont mérité une pléiade de prix au fil des années, treize en tout pour être très précis. Et qu’on en devient vite accro.

Sujets :
Éditions de la Pastèque , Québec , Quartier Ahuntsic

Voilà donc que sort le sixième album de cette série, Paul à Québec (Éditions de la Pastèque), dans laquelle nous retrouvons maintenant Paul à l’âge adulte, au tournant du nouveau millénaire, père d’une jeune fille prénommée Rose qui vient de faire son entrée en première année et nouveau propriétaire, avec sa conjointe Lucie, d’une première maison dans le quartier Ahuntsic. Mais, l’an 2000 sera aussi, pour Paul, l’occasion d’être confronté à la mort, celle de son beau-père Roland. Voilà pour le gros de l’histoire. Et comme nous y a habitués Michel Rabagliati, c’est une histoire toute simple, mais aussi très complexe, avec ses hauts et ses bas, avec ses rires et ses larmes, qui nous est ici racontée, celle de la vie.

Toujours présentée en noir et blanc, avec des dessins toujours dépouillés, à la ligne claire, avec ses dialogues toujours à propos et savoureux, ses situations rigolotes dans lesquelles on se reconnaît aisément (entre celles de l’achat d’une propriété et de l’ordinateur!), l’album Paul à Québec, malgré ses 190 pages, se lit d’une traite tant on se sent près des personnages. Et même si la mort plane sur une bonne partie de l’album, cela n’en fait pas un ouvrage morbide. Au contraire, Michel Rabagliati nous offre ici un ouvrage à la fois intelligent et émouvant. Un ouvrage qui nous rappelle que la vie, oui, c’est ça! (Benoît Bilodeau).

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