Des vélos à énergie solaire bientôt accessibles à la population?

Christian Asselin
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Ce sont des stations solaires telles que celle-ci, installée à Roland-Garros, à Paris, que Saïd Loukil souhaite implanter dans la région.

Doter la région de stations de vélos mus par énergie solaire que pourraient emprunter les résidants, moyennant un coût minime: voilà le projet que caresse Saïd Loukil, retraité de l’enseignement.

Plusieurs représentants de villes des Laurentides, situées le long de la piste cyclable Le P’tit Train du Nord, ont récemment reçu la visite de M. Soukil qui tenait à leur présenter son projet et à vérifier leur intérêt à s’y associer.

«Toutes ont été emballées et ont trouvé le projet extraordinaire», de dire M. Loukil, qui a même vu la Ville de Saint-Jérôme lui offrir de s’installer gracieusement dans un bureau de son nouvel aréna régional.

Toutefois, aucune de ces villes n’a voulu s’impliquer financièrement… pour le moment du moins. On a plutôt demandé à cet enseignant de sciences à la retraite de mobiliser le plus de citoyens derrière son projet, ce qu’il tente de faire depuis bientôt un an en organisant des conférences sur le sujet au cours desquelles il promeut la culture solaire, notamment, mais aussi les bienfaits d’utiliser le vélo électrique comme moyen de transport plutôt que la voiture. Il parle du vent de changement qui s’est opéré ses dernières années dans les pays scandinaves, «le paradis du vélo électrique», dit-il, où de plus en plus de citoyens ont délaissé leur véhicule à la faveur de leur vélo.

«L’un des objectifs visés, insiste M. Soukil, est de faire bouger davantage nos retraités et de motiver la population à utiliser leur vélo pour aller à l’épicerie par exemple ou pour se rendre au travail. Il faut utiliser le potentiel d’énergie que nous offre dame Nature.»

Partenaires recherchés

Saïd Loukil est catégorique: il ne veut pas s’enrichir avec son projet. En fait, il ne veut pas faire un sou! Tout ce qu’il souhaite, c’est de trouver un partenaire qui sera prêt à financer la construction des abris solaires, dont le coût, pour 15 vélos, est estimé à 90 000 $, et à en retirer les dividendes.

«Ce n’est pas mon casse-tête! Une coopérative, des hommes d’affaires ou une ville pourrait tout gérer. Je ne suis pas vendeur au sens propre moi, mais je suis vendeur du concept.»

Pour en apprendre davantage au sujet du projet de vélos à énergie solaire de Saïd Loukil ou pour connaître les dates de ses prochaines conférences, il suffit de lui envoyer un courriel à loukils1@outlook.com.

 

Organisations: Ville de Saint-Jérôme

Lieux géographiques: Laurentides, Le P’, Train du Nord

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Derniers commentaires

  • Vincent
    17 février 2017 - 16:49

    Aucun intérêt au Québec, vu que le gros de la production d'électricité est déjà décarbonée, grâce à l'hydroélectricité. De plus, il n'y pas de soleil la nuit et très peu en hiver… Par ailleurs, non, la Scandinavie n'est pas particulièrement le pays des vélos à assistance électrique. De toute façon, très peu de gens utilisent le vélo pour plus de quelques kilomètres; l'assistance n'a d'intérêt que si on vit dans un coin vallonné; sinon, un vélo classique est suffisant. Trop "basse technologie" et trop bon marché, sans doute.