Constat alarmant de l'auteure Marlène Hutchinson: l'autre côté de la médaille de la surconsommation

Reine
Reine Côté
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Après avoir publié, en 2007, Vos déchets et vous, la Blainvilloise Marlène Hutchinson propose Vice caché: les effets sournois de notre consommation sur notre santé et l'environnement, un bouquin dans lequel elle analyse l'effet pervers de la surconsommation.

L'auteure Marlène Hutchinson, en compagnie de son éditeur, Jean-Marc Gagnon, lors du lancement de son deuxième livre.

«Il y a une limite aux ressources actuelles, sur la planète, et il faut se poser des questions. J'ai voulu démontrer où on est rendu dans la société et aussi faire des liens entre le discours environnemental et notre santé personnelle qui est aussi affectée par la surconsommation», explique l'auteure.

Dans son livre publié aux Éditions MultiMondes, Mme Hutchinson, qui est détentrice d'une maîtrise en environnement, dresse un portrait du mode de vie et de consommation des Québécois et des Canadiens et démontre, à l'aide de tableaux comparatifs et des statistiques, le revers de l'accumulation de biens.

Fondatrice de Cycle environnement et également consultante, Mme Hutchinson affirme que la quantité totale de matières résiduelles est en constante croissance, et ce, même si on récupère plus qu'auparavant.

«Depuis 1990, la quantité de matières que l'on jette est passée de 7 millions à 13 millions de tonnes», fait-elle remarquer. La tendance à la surconsommation en serait directement responsable, selon elle, car pour augmenter son pouvoir d'achat, il faut aussi travailler énormément.

Cette situation entraîne donc les gens dans un cercle vicieux où travailler plus exige de dormir moins, de couper dans une alimentation santé et dans les activités sportives.

Il s'ensuit une hausse des maladies telles que le diabète, le cancer et l'obésité, fait observer l'auteure. Or, la quantité de médicaments achetés pour traiter ces maladies serait aussi en constante croissance, selon les données analysées par l'auteure.

Celle-ci constate que les gens mangent de plus en plus dans les restaurants, permettant ainsi aux chaînes, notamment celles spécialisées en alimentation rapide, d'ouvrir des succursales un peu partout et à un rythme effréné.

À titre d'exemple, Tim Hortons règne en maître au pays, alors que quelque 3 578 succursales y étaient enregistrées, en 2009, détrônant ainsi le célèbre McDonald's, qui en dénombrait 1 427 pour la même période.

Ce qui inquiète particulièrement la spécialiste en environnement, c'est de voir le rythme de la consommation monter en flèche aussi rapidement, dépassant du même coup, et largement, le mouvement démographique de la population.

«On est dans une espèce d'engrenage qu'il faut ralentir», affirme Mme Hutchinson. Celle-ci explore donc quelques pistes de solution qui permettraient d'y mettre fin. «Il faut revoir ces paradigmes, et cela, tant du côté des individus que du côté des collectivités et des gouvernements.»

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