Enbridge: travaux d’inversion sur la canalisation qui passe à Mirabel

Corinne Guimont
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La compagnie Enbridge a tenu, le 3 octobre dernier, au Complexe du Val-d’Espoir, dans le secteur de Saint-Janvier, à Mirabel, une rencontre «portes ouvertes» communautaire concernant son projet d’inversion de la canalisation 9B qui transporte du pétrole brut de l’Ontario jusqu’à Montréal en passant par Mirabel.

Alain Ouellet, Denis Leblanc et Ken Hall, de la compagnie Enbridge, ont répondu aux questions du public le 3 octobre dernier.

Actuellement, le pipeline, qui date de 1973, assure la circulation de la matière première, provenant de pays étrangers, vers l’Ouest. L’objectif de l’inversion du sens de l’écoulement du pétrole est double.

D’une part, permettre aux marchés du raffinage du Québec un approvisionnement plus important, de 240 000 barils par jour à 300 000, en ajoutant au pétrole un agent réducteur de résistance ininflammable composé de polymère qui réduit la friction.

D’autre part, de s’alimenter de pétrole brut provenant du Canada qui est moins coûteux et ainsi réduire notre dépendance aux pays étrangers.

«Il y avait sept raffineries à Montréal, aujourd’hui il en reste une, avec l’augmentation des prix du pétrole, elles ne sont pas compétitives. Le projet va aider à baisser les prix du pétrole brut et à garantir les emplois, 1 200, dans la raffinerie de Montréal», a expliqué Ken Hall, directeur des affaires publiques et gouvernementales de la région Est pour Enbridge.

Le projet de 100 M$ se résumerait à renverser les pompes qui se retrouvent dans les postes le long de la ligne comme celui de Cardinal, en Ontario, et de Terrebonne, au Québec.

La manœuvre serait d’ordre mécanique sur un tronçon de 639 km, «On l’a déjà fait souvent, ce n’est pas dangereux du tout», a ajouté Ken Hall. Le projet inclut également l’aménagement d’une installation de comptage près du poste de North Westover, en Ontario.

Pour l’instant, la demande pour ce pipeline reste du pétrole brut dit léger comme celui des formations de schiste en Saskatchewan, mais éventuellement pourrait servir à celui du pétrole lourd provenant des sables bitumineux.

«C’est une inquiétude de certains groupes écologiques. Pour l’instant, les raffineries ne possèdent pas l’équipement pour ce type d’huile qui demanderait des investissements importants», précise M. Hall.

Le projet est sous réserve de l’obtention des approbations à titre de réglementation auprès de l’Office national de l’énergie. Une étude d’impacts environnementale devrait également être effectuée.

Quelques citoyens étaient présents lors du passage de L’ÉVEIL et du NORD INFO au début de la rencontre. Une cinquantaine était attendue en soirée. Les inquiétudes se situaient davantage sur un autre aspect de la canalisation, soit l’inspection relative à l’intégrité. Une manœuvre d’entretien qui permet l’inspection interne des canalisations – avec des outils qui y circulent – et renvoie les données pour évaluer la condition de la conduite.

Par la suite, certaines zones sont ciblées pour prévention par nettoyage ou la pose d’un manchon engendrant de l’excavation sur terrains privés. «On contacte les propriétaires et des arrangements sont pris pour remettre tout en place, tel que c’était», a mentionné M. Hall.

C’est vers la fin de 2013 que les travaux de construction devraient commencer et l’exploitation de la canalisation 9B après inversion est prévue au printemps 2014.

 

Organisations: Enbridge, Office national

Lieux géographiques: Québec, Montréal, Mirabel Ontario Canada Terrebonne NorthWestover Saskatchewan Passage de L’ÉVEIL et du NORDINFO

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