Journée nationale des centres de femmes: de plus en plus de femmes en détresse psychologique

Reine
Reine Côté
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C'est sous le thème Les centres de femmes, c'est bon pour la santé que le Centre Rayons de femmes Thérèse-De Blainville a souligné la 10e Journée nationale des centres de femmes du Québec, le 2 octobre dernier, invitant du même coup la population à découvrir ses services d'aide.

Trois membres du Centre Rayons de femmes Thérèse-De Blainville, France Talbot, administratrice, Micheline Gauthier, coordonnatrice, et Nicole Dallaire, présidente, en compagnie de deux membres collaboratrices, Pierrette Gratton, présidente de l'AREQ et membre du comité de la Marche mondiale des femmes, et Vicky Langlais, coordonnatrice au Réseau des femmes des Laurentides.

En point de presse, la direction du Centre et ses collaboratrices ont rappelé que l'organisme accueille des femmes au profil diversifié, en leur offrant différents services: soutien, ateliers, écoute, entraide, support, références, rencontres thématiques, actions citoyennes et aide à la défense de leurs droits.

Des services essentiels, disent-elles, pour briser la solitude des femmes éprouvant un problème de santé mentale qui s'y pointent depuis quelques années.

«Il y a de plus en plus de problématiques de santé mentale chez les femmes qui fréquentent le Centre et leur problématique est de plus en plus grave», affirme Vicky Langlais, coordonnatrice du Réseau des femmes des Laurentides. Il s’agit d’une situation non chiffrée, mais que toutes les intervenantes ont pu observer, selonelle.

Celle-ci constate que les femmes vivent aussi davantage de pauvreté qu'auparavant. «On le remarque parce que les femmes se précipitent en plus grand nombre lors des soupes populaires, des repas gratuits, et elles y viennent avec leurs enfants.»

Or, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la pauvreté est la plus grande menace pour la santé, rapporte Pierrette Gratton, présidente de l'AREQ de la Seigneurie-des-Mille-Îles.

«La détérioration de la santé mentale n'est pas une fatalité. C'est en grande partie une question de société sur laquelle nous pouvons agir», assure Mme Gratton.

Pour y parvenir, il faut, selon elle, améliorer les conditions de vie quotidienne des femmes, agir sur le monde du travail, combattre les inégalités en santé, maintenir des services universels et lutter pour l'équité entre les sexes.

La présidente du conseil d'administration du Centre Rayons de femmes, Nicole Dallaire, s'est d'ailleurs montrée satisfaite de l'annonce récente de l'abolition de la taxe santé, l'une de leurs revendications des dernières années auprès de Québec.

Nombre de femmes en situation de détresse psychologique font aussi face au jugement social. L'équipe du Centre l'a rappelé en citant quelques extraits du document Femmes et santé mentale publié par L'R des femmes, en septembre dernier.

«Quantité de femmes se sentent insatisfaites du déroulement de leur existence, désemparées, frustrées, terrifiées, fâchées, déprimées par les inégalités dont elles sont victimes. Par leurs conditions difficiles, elles sont vues comme des malades souffrant de dépression majeure, de troubles anxieux, de troubles de la personnalité, etc.»

Prévenir la détresse psychologique préoccupe les membres du Centre Rayons de femmes. Plus tard, en après-midi, elles ont tenu un atelier de réflexion ayant pour thème Pour une approche féministe et alternative de la santé mentale chez les femmes.

Pour plus d'information sur les services ou activités du Centre Rayons de femmes Thérèse-De Blainville, composez le 450-437-0890.

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