Vincent Arseneau dénonce les attaques de Christian Charron

Valérie
Valérie Maynard
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En réaction à un article publié sur le site Web de TVA Nouvelles, le week-end dernier, en lien avec certaines déclarations de Lino Zambito à la Commission Charbonneau, le conseiller municipal indépendant Vincent Arseneau s’en est pris au chef du Parti Vision Action (PVA), Christian Charron, dénonçant vertement les «attaques insidieuses et répétées» de ce dernier à l’égard de la fonction publique de Sainte-Thérèse.

Vincent Arseneau

«Ça fait maintenant trois ans que le Parti Vision Action met en doute la crédibilité de la Ville, des élus et des fonctionnaires. J’en ai assez d’entendre notre fonction publique attaquée. Je connais personnellement presque tous ces cadres, leur compétence et leur professionnalisme», a-t-il lancé, d’avis qu’il est temps que ces attaques cessent.

M. Arseneau en a ensuite poursuivi en soulignant qu’il avait personnellement été témoin d’une rencontre entre Lino Zambito et les membres du PVA (dont M. Charron ne faisait pas partie à l’époque), le soir du vote par anticipation, le 25 octobre 2009, devant le Centre culturel et communautaire Thérèse-De Blainville, donc après la mise au jour du scandale de Boisbriand où, rappelons-le, M. Zambito aurait tenté de faire déraper le processus électoral. «Ce soir-là, j’ai vu Lino Zambito saluer et donner la main à tous les membres du PVA et embrasser son ex-chef, Annick Hupperetz. Je m’interroge donc: est-ce que Lino Zambito était derrière la campagne électorale du PVA?», a-t-il soulevé, une allégation démentie par la principale intéressée qui, rappelons-le, ne fait plus partie de l’exécutif du PVA depuis un an. «Ce jour-là, M. Zambito a dit bonjour à plein de citoyens», a-t-elle pointé, au lendemain de la séance. Celle-ci ajoute par ailleurs qu’elle ne sera pas sur les rangs lors des élections municipales de 2013.

Présent dans la salle du conseil, Christian Charron a promptement réagi aux propos de M. Arseneau, pointant que s’il obtenait les réponses à ses questions, le doute ne planerait pas. «Si vous répondiez à mes questions, il n’y en aurait plus de soupçons», a-t-il lancé à son tour.

Au lendemain de la publication de l’article en question par TVA Nouvelles, M. Charron a publié sur le site de son parti une mise au point selon laquelle le journaliste, à qui il affirme ne pas avoir accordé d’entrevue, était allé «au-delà des propos que j’ai écrits». Les propos en question sont à l’effet que «des élus et des fonctionnaires municipaux de Sainte-Thérèse seraient au courant des stratagèmes de collusion dans l’octroi des contrats».

Organisations: Parti Vision Action, Centre culturel, TVA Nouvelles

Lieux géographiques: Boisbriand, Sainte-Thérèse

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  • Christian Charron
    07 octobre 2012 - 10:30

    Par Christian Charron, chef du Parti Vision Action Sainte-Thérèse. Mme Maynard n’a pas rapporté la question que je repose depuis des lunes au conseil municipal, soit : « Qu’est-ce que Serge Duplessis faisait avec Sylvie Surprenant, d’autres élus et un ou deux cadres dans la loge de Dessau au Centre Bell ? ». Comme on le sait, Serge Duplessis a été accusé de fraude en avril dernier avec Tony Accurso et 13 autres personnes par l’UPAC, et ce, au détriment de la ville de Mascouche. J’ai profité de la sortie de Vincent Arseneau au dernier conseil municipal pour demander une nouvelle fois à la mairesse Surprenant d’inscrire la valeur de transparence au code d’éthique des élus municipaux mais elle a refusé. Un tel refus est révélateur parce qu’il incrimine en quelque sorte Sylvie Surprenant. En effet, étant contre la transparence, elle déclare de cette façon qu’elle a des choses à cacher. Encore une fois, Mme Maynard a passé sous silence cette intervention importante. Cela m’amène à critiquer le travail des médias à Sainte-Thérèse. Cela fait deux fois que je demande au conseil municipal d’inscrire la valeur de transparence au code d’éthique des élus municipaux mais aucun média n’a jamais rapporté ces interventions. Pourtant, les médias ont le devoir de défendre la transparence en démocratie. Le 11 juin dernier, j’ai porté plainte auprès du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) pour dénoncer plusieurs dispositions anti-démocratiques du règlement de Sainte-Thérèse qui encadre la période de questions des citoyens, dont une qui interdit aux citoyens de poser des questions qui comportent une opinion. Alors que les médias ont le devoir de défendre la liberté d’opinion et d’expression, aucun média de Sainte-Thérèse n’a fait mention de ma plainte. Durant la dernière campagne électorale provinciale, le Parti Vision Action Sainte-Thérèse a envoyé un communiqué aux médias qui demandait aux partis provinciaux plusieurs réformes sur le plan de la démocratie municipale mais aucun média n’a rapporté nos demandes. Nous avons de graves problèmes au Québec en matière d'intégrité et de transparence chez les élus municipaux. S’il y a de la corruption dans les municipalités, les élus et les entrepreneurs impliqués sont évidemment responsables. Mais les médias portent une part de responsabilité quand ils passent sous silence des critiques justifiées ou encore des interventions qui permettraient de rehausser la qualité de notre démocratie.